VHC/hépatite C

En France métropolitaine : en 2004, on estime que 367 055 personnes  sont porteuses d’anticorps contre le virus de l’hépatite C (anti-VHC) dont 65 % auraient une infection en cours. Une proportion encore importante (43 %) des personnes ayant des anticorps anti-VHC ne connaît pas sa séropositivité vis-à-vis du VHC.

Dans le Monde : selon l’Organisation Mondiale de la Santé, en 2012 :

  • 170 millions de personnes sont touchées par le VHC dans le monde ;
  • Environ 150 millions d’entre elles sont infectées chroniquement par le virus de l’hépatite C ;
  • Plus de 350 000 individus meurent chaque année de pathologies hépatiques liées à l’hépatite C ;
  • 3 à 4 millions de personnes infectées chaque année.

Qu’est-ce que l’hépatite C ?

C’est une infection du foie causée par le virus de l’hépatite C (VHC). Avec le temps, la maladie provoque enflure et lésions au foie.

Comment se transmet le VHC ?

La transmission du VHC se fait essentiellement par le sang ou par des liquides organiques contenant du sang d’une personne infectée par le VHC.

Vous pouvez contracter l’infection en partageant des objets souillés de sang infecté :

  • des aiguilles utilisées pour s’injecter des drogues, ou pour des tatouages ou percings,
  • des ciseaux, rasoirs, brosses à dents,
  • tout autre équipement utilisé pour injecter ou renifler des drogues,

Vous pouvez contracter l’infection lors de rapports sexuels non protégés ;

La transmission de la mère à l’enfant est faible (moins de 3%) mais elle augmente si la mère est co-infectée par le VIH.

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes sont souvent minimes et parfois absents bien que le virus soit présent dans l’organisme.

Certaines personnes sont malades pendant  quelque temps : jaunisse, fatigue, vomissements, nausées, perte d’appétit, petite fièvre, douleurs articulaires, douleurs abdominales, dans les six mois après l’infection. La plupart des gens se rétablissent de ces symptômes en quelques semaines.

Toutefois, l’absence de symptôme ne signifie pas l’absence du virus et le risque d’évolution vers des troubles importants du foie : cirrhose, cancer.

Les traitements

L’hépatite C ne nécessite pas toujours un traitement puisque chez certaines personnes, la réponse immunitaire éliminera l’infection et certaines personnes porteuses d’une infection chronique ne développent pas de lésion hépatique. Lorsque le traitement est nécessaire, l’objectif est la guérison. Le taux de guérison dépend de plusieurs facteurs, y compris de la souche du virus et du type de traitement donné. La norme des soins pour l’hépatite C évolue rapidement.

Jusqu’ à récemment, le traitement était basé sur le traitement à l’interféron et à la ribavirine, qui nécessitait des injections hebdomadaires pendant 48 semaines, guérissait environ la moitié des patients, mais provoquait des réactions indésirables fréquentes pouvant parfois engager le pronostic vital. Depuis peu, de nouveaux médicaments antiviraux ont été mis au point.

Ces principes actifs, appelés agents antiviraux directs (DAA), sont bien plus efficaces, plus sûrs et mieux tolérés que les traitements plus anciens. Un traitement avec ces médicaments permet de guérir la plupart des personnes infectées par le VHC; il est plus court (12 semaines en général) et plus sûr. Bien que le coût de production de ces agents antiviraux soit faible, les prix initiaux fixés par les fabricants sont très élevés et rendront l’accès à ces médicaments difficile même dans les pays à revenu élevé.

Il reste beaucoup à faire pour que ces progrès conduisent à un plus large accès au traitement dans le monde entier.

Vous contribuerez à maintenir votre foie en bonne santé  en :

  • maintenant un style de vie sain, en vous alimentant de façon équilibrée, en faisant régulièrement de l’exercice et en vous reposant normalement ;
  • évitant la consommation de substances nuisibles pour le foie, telles que l’alcool, les drogues à usage récréatif, le tabac et certains médicaments ;
  • en surveillant la santé de votre foie avec votre médecin, par des examens sanguins réguliers, échographies et biopsie si nécessaire.

Co-infection VHC/VIH

Certaines études révèlent que les personnes co-infectées peuvent développer plus rapidement les complications liées au sida.

Elles démontrent aussi que les personnes co-infectées peuvent développer une cirrhose plus rapidement et peuvent répondre différemment aux médicaments utilisés pour le traitement du VIH/SIDA.

La co-infection complique le traitement des deux infections puisque un grand nombre de médicaments  utilisés pour traiter le VIH endommage le foie.

C’est pourquoi les personnes porteuses à la fois du VIH et du VHC ne reçoivent pas nécessairement de traitement pour les deux infections  en même temps. Le moment auquel elles sont traitées  et les médicaments qu’elles doivent prendre dépendent de la sévérité de chaque infection et des lésions au niveau du foie.