Traitements

C’est en 1996 que sont arrivées les premières multithéapies antirétrovirales (ARV) efficaces dans les pays du Nord. Elles ont induit, dans ces pays, une réduction drastique de la mortalité et de la morbidité.

Le principe des thérapies par ARV est de bloquer la réplication du virus et ainsi, en abaissant la charge virale à un niveau durablement indécelable, de préserver l’immunité. Le virus n’est toutefois  pas éradiqué de l’organisme. Il est donc nécessaire de prolonger le traitement toute au  long de sa vie.

 Le « traitement comme prévention désigne la capacité des médicaments antirétroviraux  à réduire, pour des personnes séropositives, le risque de transmettre le VIH à une autre personne. En effet, les antirétroviraux bloquent la multiplication du virus pour rendre indétectable dans le sang la quantité de virus (ce qu’on appelle la  charge virale). Il a fallu plusieurs années pour établir que si le virus était indétectable dans le sang, il  y avait très peu de risque de transmettre le virus par voie sexuelle.  

Le traitement est utilisé depuis 1994 dans la prévention de la transmission de la mère à l’enfant. En effet, les femmes enceintes infectées par le VIH peuvent transmettre le virus à l’enfant soit au cours de la grossesse, lors de l’accouchement, ou  pendant l’allaitement . En l’absence de traitement, le taux de transmission varie de 15% à 30% sans allaitement maternel. Dans les pays développés, les traitements utilisés aujourd’hui permettent de réduire ce taux à moins de 1%.

Depuis 1998, on utilise aussi les antirétroviraux en usage post exposition afin d’éviter la transmission. Les professionnels de santé exposés au VIH, bénéficient d’un traitement prophylactique pendant quatre semaines. Les personnes ayant pris un risque – rapport sexuel non protégé, utilisation de matériel d’injection potentiellement infecté – peuvent avoir accès à un tel traitement dans les 48 heures qui suivent l’exposition. Le traitement est disponible dans tous les services d’urgence de France.

 Le « traitement comme prévention désigne la capacité des médicaments antirétroviraux (ARV) à réduire, pour des personnes séropositives, le risque de transmettre le VIH à une autre personne. En effet, les antirétroviraux bloquent la multiplication du virus pour rendre indétectable dans le sang la quantité de virus (ce qu’on appelle la  charge virale). Il a fallu plusieurs années pour établir que si le virus était indétectable dans le sang, il  y avait très peu de risque de transmettre le virus par voie sexuelle.