Prévention

‘Fête et Détours de la lumière’

Le collectif Prév’en fest’, composé des associations Village 12, Relais VIH et Association Addictions France, avec le soutien d’Avenir Santé et Act’Up Sud-Ouest, tiendra un stand de prévention et réduction des risques le vendredi 6 et le samedi 7 août 2021 à l’occasion de la ‘Fête et Détours de la lumière’, à la Bastide de Sauveterre de Rouergue.

Vous trouverez, gratuitement, de la documentation sur les risques liés à la consommation de produits psychoactifs, à la transmission des infections sexuellement transmissibles, ainsi que du matériel de réduction des risques : éthylotests, préservatifs masculins et féminins, roule ta paille, kits sniff, kits d’injection…etc pour une fête sans prise de tête!

Pour plus d’information sur le festival:

https://www.softr2rootsergue.com/

« Les hommes forts se font dépister »

Dans la petite nation méridionale du Lesotho, un militant de 19 ans qui a été infecté par le VIH à la naissance rend son statut public pour tenter de persuader les hommes de la région que le fait de se faire dépister et de se faire traiter contre le virus n’est pas un signe de faiblesse.

Rakhantša Lehloebi affirme que nombre de ses semblables et d’hommes plus âgés continuent de cacher leur séropositivité en raison de pratiques culturelles néfastes qui véhiculent l’idée que les vrais hommes doivent régler leurs problèmes en secret, surtout lorsqu’il s’agit de questions de santé sensibles comme le VIH. (…)

La militante pour l’égalité des sexes Seabata Makoae a déclaré que les idées populaires selon lesquelles les hommes doivent à tout prix déprogrammer leurs sentiments ou leurs émotions affectent leurs décisions, même sur des questions sérieuses comme la recherche de services de santé.

Même lorsque les hommes repèrent des signes indiquant qu’ils peuvent être atteints de maladies sexuellement transmissibles, « ils ne se rendent pas dans les cliniques en raison de la stigmatisation« . Certains pensent même « qu’il est honteux pour eux de se déshabiller devant une jeune infirmière« .

Les hommes comptent plutôt sur le fait que leurs partenaires féminines se soumettent à un test de dépistage du VIH, soit volontairement, soit lorsqu’elles sont enceintes, et « utilisent les résultats du test de dépistage du VIH de leurs partenaires comme leurs propres résultats« , dit Makoae. Ils supposent à tort que le test négatif d’une partenaire indique leur propre statut.

Selon Makoae, la peur d’être considéré comme faible conduit également certains hommes à cesser de prendre les médicaments qui leur sont prescrits pour lutter contre l’infection du VIH.

« Tout cela se résume à la manière dont les hommes ont été élevés, pour résister à la douleur contre vents et marées. »

Pour aider à libérer cette répression émotionnelle, She-Hive a mis en place un programme spécial destiné uniquement aux hommes et a créé un espace où les hommes peuvent s’ouvrir.

« C’est là que nous leur parlons, dans leur propre espace de sécurité, d’homme à homme – et ils sont plus ouverts parce qu’ils n’ont pas peur d’être jugés ou de faire l’objet de moqueries de la part des femmes. Ils connaissent et font confiance au processus : que ce sont des hommes qui partagent entre eux », explique Makoae.

Il est aussi suggéré aux familles de changer et d’élever les garçons avec des attitudes moins toxiques, un problème profondément enraciné au Lesotho.

« Il y a cette chose avec laquelle nous grandissons en tant qu’hommes Basotho. Un homme n’est pas autorisé à pleurer ou à exprimer sa douleur de quelque manière que ce soit« , dit-elle en faisant référence au principal groupe ethnique du pays.

« Nous avons grandi dans un environnement où les garçons sont traités différemment des filles, on apprend aux garçons à s’endurcir alors qu’on dit aux filles qu’il n’y a pas de mal à pleurer et à exprimer ses sentiments. »

L’activisme de jeunes hommes comme Lehloebi contribue grandement à faire tomber les barrières qui empêchent les hommes de chercher de l’aide.

« Le fait que des personnes comme Lehloebi parlent ouvertement de leur statut sérologique encouragerait d’autres personnes à se faire dépister et à parler de leur statut« , assure Makoae. « De cette manière, nous encourageons d’autres hommes à adhérer au traitement et nous leur montrons que le fait de solliciter de l’aide ne fait pas de nous un homme vulnérable. »

DÉPISTAGE DU SIDA ET DE L’HÉPATITE C

A VILLEFRANCHE DE ROUERGUE

Parce que l’on ne guérit toujours pas du sida, parce que l’épidémie reste stable, parce qu’il est important de ne pas rester sans savoir.

Parce que la prise en charge de l’hépatite C s’est largement améliorée.

Pour être responsable et acteur de sa santé, l’association Relais VIH et le CAARUD Epice 12 se mobilisent tout au long de l’année pour faciliter l’accès aux TRODS sur le département de l’Aveyron :

  • L’association Relais VIH à Rodez (maison des associations)
  • Le CAARUD à l’antenne de Rodez (locaux de l’UDAF), à la permanence de Villefranche (locaux de Village Douze) et en ruralité grâce au dispositif d’équipe mobile.

Le TROD est un test rapide, non invasif, gratuit et réalisé de manière anonyme par des professionnels habilités. Le résultat est délivré, en toute confidentialité, dans le quart d’heure suivant.

Une matinée d’information et de dépistage gratuit vous est proposée par Relais VIH et le CAARUD :

Le JEUDI 10 JUIN 2021 de 9h à 13h

à VILLAGE DOUZE

Cour de la gare

VILLEFRANCHE DE ROUERGUE

De la documentation (sur le VIH, les hépatites et autres IST) et des préservatifs (masculins et féminins) seront mis gratuitement à votre disposition.

En raison de la crise sanitaire, merci de bien vouloir prendre rendez-vous en téléphonant au 06.47.22.68.47

La PrEP

 

Une prise de sang pour dépister toutes les IST?

On croit souvent qu’une prise de sang suffit à faire un dépistage de toutes les IST, mais c’est une erreur que même certain.e.s professionnel.le.s de santé commettent parfois.

https://www.sida-info-service.org/ou-faire-un-test-de-depistage/

« Nous avons besoin de recherche, pas d’hystérie »

A trois jours du #Sidaction2021, Florence Thune, Directrice Générale de l’association, signe une tribune percutante pour ‘Libération’
« La remise en question des résultats de la recherche, quelles qu’en soient les raisons, politiques, religieuses, dogmatiques, égocentriques… nous tuent, physiquement et socialement. Combien de personnes sont mortes, et meurent encore, parce qu’elles ont cru les charlatans qui leur conseillaient la prière, la papaye fermentée ou le régime cru plutôt que de poursuivre leurs traitements antirétroviraux ? Combien de personnes n’utilisent pas de préservatifs parce qu’elles lisent sur internet que le VIH n’existe pas ? Combien de femmes meurent encore du sida parce qu’on leur dit que l’abstinence ou la fidélité les protègeront bien mieux que le préservatif ? Combien meurent socialement, amoureusement, sexuellement, parce que la peur l’emporte sur les preuves scientifiques qui confirment pourtant l’impossibilité de transmettre le VIH lorsqu’on est sous traitement et en charge virale indétectable ? »

 

Appel à volontaires pour tester un vaccin français préventif contre le VIH

C’est le premier vaccin au monde qui fonctionnera de cette manière. Les chercheurs du VIR, l’Institut de recherche vaccinale, ont ciblé des cellules essentielles pour combattre les agressions du virus du sida, les cellules dendritiques. Ce sont les sentinelles de notre système immunitaire.

Voilà comment ça fonctionne. Le vaccin est lancé directement sur ces cellules grâce à une sorte de missile : des anticorps auxquels sont accrochés des fragments du VIH. Le Professeur Yves Levy, directeur du VIR et responsable de ce projet, énumère tous les avantages de cette méthode : « D’abord on cible les bonnes cellules, ensuite on choisit des fragments du virus, en l’occurence l’enveloppe du VIH qui lui permet d’entrer dans l’organisme. Troisième avantage, on stimule la cellule dendritique donc l’immunité. Enfin, comme on cible les bons fragments et la bonne cellule, on n’a pas besoin d’une grande quantité de vaccin. »

Des chercheurs du VIR, l’Institut de recherche vaccinale, lancent un essai de phase une et recrutent des volontaires pour tester leur vaccin préventif.
Il y a trois phases d’essai clinique avant la commercialisation. La phase une, c’est le début des essais sur l’homme pour voir si le vaccin est bien toléré et s’il déclenche une immunité. Le laboratoire français a lancé jeudi 25 février un appel à volontaires, avec l’ANRS et l’Inserm. Ils recherchent 72 personnes pour tester leur candidat vaccin.

VIH : un vaccin passe haut la main la première phase d’essai clinique

L’essai clinique de phase 1 d’un vaccin contre le VIH vient d’être passé avec succès en créant une réponse immunitaire chez 97% des participants à l’étude.
Une nouvelle encourageante vient d’être dévoilée concernant la lutte contre le VIH. En effet, des scientifiques américaines viennent de publier des résultats très positifs d’un essai clinique de phase 1 testant l’efficacité d’un vaccin contre le virus du sida.

Vaccination COVID : Quid des PVVIH ?

Une question urgente se pose aujourd’hui concernant les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) : doivent-elles être prioritaires ?

‘Transversal’ fait le point

Sida info service lance une nouvelle plateforme d’information à la santé sexuelle

Qu’est-ce que le confinement change à nos sexualités ? Qu’est-ce qu’une sexualité épanouie ? Comment accéder gratuitement à des outils de prévention ? Quelle est la différence entre hépatite, chlamydiae, ou la gonococcie ? La PrEP protège-t-elle de toutes les IST ? Pour répondre à ces questions, Sida info service vient d’ouvrir une nouvelle plateforme dédiée à la santé sexuelle.

Son but : parler de toutes les sexualités dans une démarche inclusive. Le site ne s’en tient pas à des conseils médicaux, mais aborde aussi les questions psychiques.

Par exemple, on y apprend comment faire jouir une personne en situation de handicap, la différence entre le désir et la libido ou comment maîtriser les pannes. « L’objectif de cette plateforme est de dépasser les injonctions en matière de sexualité« , pointe Elie Terreaux, écoutante et chargée des publics LGBT+. En un mot, le site veut être un safe space : Sida info service est animé par les luttes pour les droits des personnes LGBT+, le militantisme antiraciste, le féminisme et la lutte contre la sérophobie.

Alors qu’en temps de pandémie, les associations doivent réduire leurs ateliers de parole, le site propose des canaux d’écoute anonyme et gratuits par mail ou par tchat. Une réponse personnalisée est adressée à chacun·e en 48 heures.

https://www.sexualites-info-sante.fr/