Journée mondiale contre le sida – Webinaire COREVIH

Bonjour,
Puisque nous avons dû annuler notre action de prévention prévue le 2 décembre à la MJC de Rodez, nous vous convions à une action en visio, organisée par le COREVIH Occitanie.
A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, le COREVIH Occitanie organise un webinaire ZOOM le mercredi 2 décembre à 18h00 à destination du grand public y compris les populations étudiantes et lycéennes.
Ce webinaire d’une heure a pour but de mettre à jour les connaissances autour du VIH et des IST car il persiste encore beaucoup de méconnaissances et d’idées reçues concernant ces maladies.

« Pourtant, je m’appelle… »

Même en temps de confinement, la lutte contre le VIH ne connaît pas de répit. La preuve alors qu’AIDES vient de dévoiler sa toute nouvelle campagne de sensibilisation, sobrement intitulée « Pourtant, je m’appelle ». Une campagne entièrement digitale afin de s’adapter au contexte sanitaire restrictif. À coup de visuels chocs et de courts témoignages vidéo, cette campagne fraîchement inaugurée s’attaque aux discriminations.

« Les personnes LGBTQI+, les migrant·e·s, les travailleurs·euses du sexe, les usager·ères de drogues ou encore les personnes détenues sont particulièrement vulnérables au VIH, explique l’association dans une note d’intention sur son site officiel. Les discriminations, inégalités et toutes les formes d’exclusion dont ils et elles sont victimes restreignent leur accès aux soins, aux traitements et à la prévention ».

Mettre un visage sur les violences

Pour ce faire, AIDES fait appel à cinq personnes issues des minorités évoquées afin qu’elles livrent leur témoignage devant l’objectif. L’idée est donc de démanteler les stéréotypes corrosifs que la société cultive à leur égard pour qu’elles ne soient plus stigmatisées. Cette campagne inclusive sera déployée en grande partie sur les réseaux sociaux afin de toucher un maximum de personnes. En parallèle, un dispositif de don pour aider à la lutte contre le VIH est mis en place pour accompagner la campagne.

https://discriminations.aides.org/?utm_source=site&utm_medium=banner&utm_campaign=YEC20

Journée mondiale contre le sida

Tous les ans, la Journée mondiale contre le sida est organisée dans le monde entier le 1er décembre. Elle est le cadre de manifestations de soutien aux personnes vivant avec et touchées par le virus, et c’est également le moment de se souvenir de toutes les victimes du sida.

En 2020, la pandémie de COVID-19, ainsi que les répercussions des pandémies sur les vies et la subsistance des personnes ont monopolisé l’attention du monde entier. La COVID-19 nous fournit un nouvel exemple illustrant les liens étroits entre la santé et d’autres aspects fondamentaux comme la réduction des inégalités, les droits humains, l’égalité des sexes, la protection sociale et la croissance économique.

Le thème de l’édition 2020 de la Journée mondiale de lutte contre le sida, « Solidarité mondiale et responsabilité partagée », est né de ce constat. 

concours vidéo « engage-toi contre le sida »

Au vu des circonstances actuelles dues à la pandémie de la COVID 19, le concours vidéo « engage-toi contre le sida », organisé par le collectif sida de Rodez, est prolongé. 

En effet, nous avons été obligé d’annuler l’après-midi prévention, prévue initialement le 2 décembre 2020 à la MJC de Rodez, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, au cours de laquelle nous devions remettre les prix aux gagnants.

Le collectif sida de Rodez a décidé de prolonger le concours jusqu’au printemps, en espérant que nous pourrons organiser la remise des prix à ce moment-là ! Donc, vous avez le temps de créer, d’enregistrer et de nous envoyer sur la page facebook du collectif vos vidéos :

https://www.facebook.com/Collectif.SIDA.Rodez

 

Sida info service lance une nouvelle plateforme d’information à la santé sexuelle

Qu’est-ce que le confinement change à nos sexualités ? Qu’est-ce qu’une sexualité épanouie ? Comment accéder gratuitement à des outils de prévention ? Quelle est la différence entre hépatite, chlamydiae, ou la gonococcie ? La PrEP protège-t-elle de toutes les IST ? Pour répondre à ces questions, Sida info service vient d’ouvrir une nouvelle plateforme dédiée à la santé sexuelle.

Son but : parler de toutes les sexualités dans une démarche inclusive. Le site ne s’en tient pas à des conseils médicaux, mais aborde aussi les questions psychiques.

Par exemple, on y apprend comment faire jouir une personne en situation de handicap, la différence entre le désir et la libido ou comment maîtriser les pannes. « L’objectif de cette plateforme est de dépasser les injonctions en matière de sexualité« , pointe Elie Terreaux, écoutante et chargée des publics LGBT+. En un mot, le site veut être un safe space : Sida info service est animé par les luttes pour les droits des personnes LGBT+, le militantisme antiraciste, le féminisme et la lutte contre la sérophobie.

Alors qu’en temps de pandémie, les associations doivent réduire leurs ateliers de parole, le site propose des canaux d’écoute anonyme et gratuits par mail ou par tchat. Une réponse personnalisée est adressée à chacun·e en 48 heures.

https://www.sexualites-info-sante.fr/

 

Portrait : Entre paillettes et sida, la vie de Marguerite Littman, muse de Truman Capote et amie de Lady Di

« C’était une présence discrète mais constante. L’une de ces figures centrales de la haute société du XXe siècle, qui naviguait sans encombre entre les Rolling Stones et Lady Di.
Son nom ?
Marguerite Littman.
Sa profession ?
Muse, philanthrope, coach vocale pour stars, socialite. Une grande dame qui aura vécu cent vies et en aura sauvé autant d’autres. (…)
À force de fréquenter le monde du cinéma, Littman s’amourache d’un scénariste, divorce, se remarie avec un acteur, divorce. Et puis déménage à New York, où elle tient une chronique pour le magazine Glamour et devient l’assistante du photographe Richard Avedon. Il va sans dire que la jeune femme a le don d’être au bon endroit, au bon moment. « Elle connaît tout le monde », disait Truman Capote, qui aurait enrichit son personnage de Holly Golightly dans Diamants sur Canapé avec le charme et surtout le panache de Marguerite (même s’il se dit que c’est la socialite Babe Paley qui aurait surtout inspiré l’écrivain.)
Tennessee Williams, David Hockney, Jerry Hall, Bianca Jagger, Andy Warhol et la princesse Diana font partie de la garde rapprochée de cette mondaine discrète. Pourtant, Littman est bien plus que paillettes et tapis rouge. Déjà en 1964, lorsqu’elle travaille pour Richard Avedon, ce n’est pas pour un énième projet visant à sublimer les stars du moment, mais pour livrer un témoignage poignant des conditions de vie et des paradoxes de la société américaine. Nothing Personal est le nom de cet ouvrage signé par l’écrivain James Baldwin et le photographe, qui explore entre autres la lutte pour les droits civiques et ce qu’il reste de la ségrégation. Qui aurait imaginé Marguerite Littman, fille de propriétaires terriens du Sud des États-Unis, prendre part à un projet aussi polémique ? Et surtout, en sortir indemne ? Ce serait oublier le sens inné de la socialite pour se faire des amis. Est-ce son doux accent du Sud ? Sa gentillesse ? Son sens de l’humour ? Quoiqu’il en soit, personne n’ose lui dire non. Ce qui tombe plutôt bien en pleine épidémie du sida.
Installée à Londres avec son nouveau mari conseiller de la Reine, elle décide de s’investir dans cette cause et demande à 300 personnalités un chèque de 100 pounds pour créer un fond d’aide aux victimes de la maladie. Tout le monde accepte. C’est ainsi que naît l’AIDS Crisis Trust, qui deviendra l’association caritative britannique la plus importante de l’époque et lèvera des millions, notamment grâce aux dons de proches de Littman, comme Elizabeth Taylor ou David Hockney.
Parmi les figures importantes qui se rallient à son combat, il y a Lady Di. « Elle m’a appelé un matin, raconte Littman à une journaliste du New York Times en 1999. Elle m’a dit : “j’ai une merveilleuse idée. Je vais te donner tous mes vêtements.” Sur le moment je n’ai pas compris ce qu’elle voulait dire, je me suis dis “Oh mon dieu, je m’habille si mal que ça ?” », se souvient avec humour la socialite. En résultera une vente aux enchères de la garde-robe de la princesse, au profit des victimes de l’épidémie. L’événement, qui a lieu quelques mois à peine avant la mort de Diana, est un succès sans précédent. Mais Littman n’est pas du genre à se pavaner ou à se reposer sur ses lauriers.
Ses vieilles années, elle les passera à siéger dans l’organisation caritative d’Elton John, « un type marrant », avant de se retirer dans sa belle maison de Chester Square, à quelques encablures de chez Mick Jagger.
C’est le 16 octobre 2020 que cette grande dame âgée de 90 ans s’éteint. Elle laisse derrière elle le souvenir de son infatigable lutte contre les injustices. »

 

Nouvelle forme de protection pour les femmes en Afrique

« L’agence de l’ONU de lutte contre le sida s’est réjouie lundi des résultats d’un antirétroviral, le cabotegravir, qui injecté tous les deux mois permet de protéger les femmes contre le virus du « syndrome d’immunodéficience acquise ».

« Une étude montre que les injections sont 89 % plus efficaces dans la prévention contre le VIH par rapport à des pilules de prophylaxie pré-exposition (PrEP) prises quotidiennement », souligne l’agence dans un communiqué. »

https://www.leparisien.fr/societe/sante/sida-les-nations-unies-saluent-la-performance-d-un-antiretroviral-injectable-pour-les-femmes-10-11-2020-8407505.php

Joe Biden et la fin de l’épidémie de SIDA

Joe Biden, le Président-élu des États-Unis, s’engage à mettre fin à l’épidémie de VIH/ sida d’ici 2025.

Il souhaite mettre en place une “stratégie [qui] réduira considérablement les nouveaux cas de VIH, tout en augmentant l’accès au traitement.” A cela s’ajoute une volonté de lutter contre les discriminations et les préjugés dont sont victimes les personnes vivant avec le VIH.

Buts louables, à la nouvelle administration américaine de les mettre en œuvre.

Contre les préjugés, le chef Gabriele Bertaccini s’exprime sur sa séropositivité

« Durant l’été, le jeune chef italien de 34 ans était apparu au casting de Say I Do, une émission originale de Netflix où il aidait des couples à organiser le mariage de leurs rêves.
Et dès le premier épisode du programme, il n’a pas hésité à évoquer ouvertement sa séropositivité auprès d’un des futurs mariés. « J’appelle ça mon deuxième coming out », déclare-t-il dans une interview à cœur ouvert pour HIV+ Mag.
 
À l’origine, Gabriele Bertaccini n’avait pas prévu de dévoiler son statut VIH dans l’émission. Mais lorsque Marcus, le futur époux du tout premier épisode, s’est confié sur sa propre maladie, le chef s’est laissé aller à la confidence.
« J’ai eu l’impression qu’il n’y avait pas d’autre choix que de répondre en disant à Marcus qu’on avait beaucoup en commun, raconte-t-il. Le diagnostic peut être différent. C’est le diabète de type 1 pour lui, le VIH pour moi. Mais les sentiments de complexe, de peur, de manque de confiance en soi et le stigmatisation qui va avec, tout est similaire ».

La capote, une vieille histoire, mais aussi un objet d’innovation

« Le préservatif masculin c’est probablement le plus vieux moyen de contraception de l’histoire. Les Romains connaissaient déjà le truc. On en a retrouvé dans les toilettes. En vessies d’animaux. Les Chinois étaient plus classe, avec du papier de soie huilé. Au XVIII-ème siècle on en fabrique à base de boyaux d’animaux, principalement de porc. Orné d’un nœud pour le maintenir. Ceci dit c’est peu solide et pas très efficace. Madame de Sévigné en parle en disant que « c’est un bouclier contre le désir et une toile d’araignée contre le danger ». Et puis c’est horriblement cher. D’ailleurs la majeure partie de nos ancêtres n’en n’achète pas et pratique plutôt le « coït interrompu » c’est-à-dire … voilà, le coït interrompu c’est ça. On arrête quand ça devient intéressant.

Le XIXe invente le préservatif industriel, mais c’est la première guerre mondiale qui fait exploser la fabrication. En caoutchouc vulcanisé, pour nos soldats pour les protéger des maladies vénériennes. Parce qu’on sait déjà à l’époque que l’intérêt du préservatif c’est bien sûr aussi de vous protéger contre les IST, les Infections Sexuellement Transmissibles, parmi elles le VIH, c’est d’ailleurs pour lutter contre le SIDA que dans les années 80 on découvre les premières grandes campagnes de pub pour le préservatif.

Dans le monde il s’en vend environ 27 milliards par an, dont environ 100 millions en France. On a failli en manquer à cause du confinement de la Malaisie qui en fabrique 1 sur 5. En matière de capotes aussi on innove. On les connait déjà sans latex, parfumés, couleur fluo, avec retardateur… Pour le futur, on parle de préservatifs en spray qui devrait épouser les formes de la chose pour plus de sensations encore. D’un préservatif qui changerait de couleur au contact d’une IST, ou avec un diffuseur de viagra incorporé. On n’arrête pas l’histoire. »

 

https://www.francebleu.fr/emissions/n-arrete-pas-l-histoire/la-capote-une-vieille-histoire-mais-aussi-un-objet-d-innovation?fbclid=IwAR0R0aOkPKrQIw8fUjx5XjAWLp8OhlwovZsbWA_9NRHZFKf-DEviab0oNCM