120 Battements par minute en Aveyron

ATTENTION : NOUS SOMMES AU REGRET DE DEVOIR ANNULER CETTE PROJECTION. 
NOUS VOUS PRESENTONS TOUTES NOS EXCUSES ET ALLONS FAIRE EN SORTE DE REPROGRAMMER 120 BATTEMENTS POUR NOS SEMAINES DES FIERTES EN MAI PROCHAIN
MERCI POUR VOTRE FIDELITE ET POUR DIAM 2018
RDV A VILLEFRANCHE LUNDI 12 ET A RIEUPEYROUX LE 21 FEVRIER

 

FESTIVAL DIAM à RODEZ :

Dans le cadre du 11 e festival de films lesbiens, gay, bi, trans
Le film 120 Battements par minute
sera diffusé
le Mardi 13 Février 2018 à 20 h
au CLUB avenue Tarayre

A la suite de la projection, un débat sera animé par les associations Alertes, Act-up sud-ouest et Relais vih
Pour tout savoir sur le festival en occitanie : https://www.facebook.com/festivaldesimagesauxmots/

 

Chlamydioses, gonococcies, Syphilis : les chiffres des infections sexuellement transmissibles en 2017

A l’occasion de la journée de lutte contre le sida, Santé publique France a présenté des données actualisées sur les infections sexuellement transmissible (IST) en France. On observe une stabilisation du nombre de cas de syphilis, mais le nombre d’infections à gonocoque continue d’augmenter.

Article à consulter : http://vih.org/20171220/chlamydioses-gonococcies-syphilis-chiffres-infections-sexuellement-transmissibles-en-2017

VIH : bientôt un traitement hebdomadaire pour améliorer l’observance

L’ONUSIDA DÉVOILE SON RAPPORT « BLIND SPOT »

Baptisé « Blind spot » (pour angle mort), un rapport, tout récent, de l’Onusida, publié à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida affirme que les hommes ont moins de chances d’avoir accès au traitement contre le VIH et sont plus susceptibles de décéder de maladies associées au sida. Explications.

Pour le 1er décembre 2017, l’Onusida a publié un nouveau rapport indiquant que les hommes sont moins susceptibles d’effectuer un dépistage du VIH ou d’accéder à un traitement antirétroviral, et plus susceptibles de décéder de maladies associées au sida que les femmes. Ce rapport, baptisé « angle mort » (« Blind spot ») met en lumière le fait qu’à travers le monde, moins de la moitié des hommes vivant avec le VIH sont sous traitement. Les femmes sont elles, à 60 % sous traitements. Les études montrent que les hommes sont plus susceptibles que les femmes de débuter le traitement tardivement, de l’interrompre et d’être perdus de vue au cours du suivi du traitement.

« Lutter contre les inégalités qui mettent en danger les femmes et les filles face au VIH reste la priorité absolue de la riposte contre le sida », rappelle souvent Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida. Mais il n’en demeure pas moins qu’il existe un « angle mort concernant les hommes ». « Les hommes n’utilisent pas les services destinés à la prévention du VIH ou au dépistage du VIH, et ils n’ont pas accès au traitement de la même manière que les femmes », note-t-il.

En Afrique subsaharienne, les hommes et les garçons vivant avec le VIH ont 20 % de chances en moins de connaitre leur état sérologique que les femmes et les filles séropositives au VIH, et sont moins susceptibles à 27 % d’avoir accès au traitement. Au KwaZulu-Natal, province dont la prévalence au VIH est la plus élevée en Afrique du Sud, seul un homme sur quatre âgé entre 20 et 24 ans vivant avec le VIH a appris qu’il avait contracté le virus en 2015, rappelle le rapport de l’institution onusienne. En Afrique Centrale et de l’Ouest, seuls 25 % des hommes vivant avec le VIH ont accès au traitement. « Lorsque les hommes ont accès aux services de traitement et de prévention du VIH, apparait alors un triple dividende », explique Michel Sidibé. « Ils se protègent eux-mêmes, ils protègent leurs partenaires sexuels et ils protègent leurs familles ».

Le rapport « Blind spot » met en évidence des données issues de l’Afrique subsaharienne, indiquant que l’utilisation de préservatifs durant les rapports sexuels avec un partenaire non régulier est faible parmi les hommes plus âgés, qui sont également plus susceptibles de vivre avec le VIH. Ainsi, 50 % des hommes âgés de 40 à 44 ans et 90 % des hommes âgés de 55 à 59 ans ont déclaré ne pas utiliser de préservatif. Ces données sont conformes aux études indiquant un cycle de transmission du VIH des hommes plus âgés vers les femmes plus jeunes, et des femmes adultes vers les hommes adultes d’âge similaire dans des zones à forte prévalence du VIH, insiste l’Onusida.

Le rapport « Blind spot » montre également que la prévalence du VIH est constamment plus élevée parmi les hommes dans les populations clés (Hommes ayant des relation sexuelles avec d’autres hommes, par exemple). En dehors de l’Afrique du Sud et orientale, 60 % de la totalité des nouvelles infections du VIH parmi les adultes touchent les hommes. « Blind spot » souligne les difficultés particulières auxquelles les hommes vivant dans les populations clés sont confrontés pour avoir accès aux services de VIH, parmi lesquelles la discrimination, le harcèlement et le refus des services de santé. Ainsi, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes sont 24 fois plus susceptibles de contracter le VIH que les hommes dans la population générale.

Dans plus d’une douzaine de pays, la prévalence nationale du VIH parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes est de 15 % ou plus. Parallèlement, des études récentes ont remarqué que l’utilisation de préservatif a diminué en Australie, en Europe et aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis, par exemple, le pourcentage d’homosexuels séronégatifs et d’autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes sans utiliser de préservatif a augmenté, passant ainsi de 35 % à 41 % entre 2011 et 2014.

Par ailleurs, le rapport « Blind spot » indique qu’environ 80 % des 11,8 millions de personnes qui s’injectent des drogues sont des hommes et que la prévalence du VIH parmi ces personnes dépasse 25 % dans de nombreux pays. L’utilisation du préservatif est presque invariablement faible parmi les personnes qui s’injectent des drogues et le pourcentage d’hommes qui s’injectent des drogues utilisant du matériel d’injection stérile durant leur dernière injection de drogues varie selon les pays. En Ukraine par exemple, le pourcentage d’hommes qui s’injectent des drogues ayant utilisé une aiguille stérile durant la dernière injection dépassait largement les 90 %, tandis qu’aux Etats-Unis, seuls 35 % environ en utilisaient, détaille le document. En prison, où 90 % des personnes détenues sont des hommes, la prévalence du VIH est estimée entre 3 % et 8 %. Les préservatifs et les services de réduction des risques sont rarement rendus disponibles auprès des personnes détenues.

Comment expliquez ce retard, notamment en matière de dépistage ? C’est assez simple du point de vue de l’Onusida. « Tandis que le dépistage du VIH a été en mesure d’impliquer les femmes, et notamment les femmes utilisant les services prénataux, les mêmes points d’entrée n’ont pas été trouvés pour les hommes, limitant de ce fait l’utilisation du dépistage du VIH parmi les hommes », avance l’institution. S’ensuit cette explication du patron de l’Onusida, dont les généralités forcent un peu le trait : « Le concept nocif de la virilité et des stéréotypes masculins créent les conditions pour transformer la sexualité sans risques, le dépistage du VIH et le suivi du traitement, ou même simplement le fait d’avoir une conversation sur la sexualité en véritables défis pour les hommes ».

Autre explication avancée : un rapport différent à la santé. « Les hommes consultent les services de soins de santé moins fréquemment que les femmes, ont moins de contrôles de santé et sont diagnostiqués d’une maladie mortelle à des stades plus tardifs que les femmes », constate l’Onusida, qui cite l’exemple de l’Ouganda. Dans ce pays, certains hommes ont déclaré préférer éviter de connaître leur état sérologique et  de recevoir des traitements vitaux car ils ont associé le fait de vivre avec le VIH avec la stigmatisation de l’émasculation. Par ailleurs, une étude menée en Afrique du Sud a montré que 70 % des hommes décédés de maladies associées au sida n’ont jamais cherché à soigner le VIH. Le rapport recommande tout particulièrement aux programmes sur le VIH d’accélérer l’utilisation des services de santé par les hommes et d’en faciliter la disponibilité. « Cela comprend la mise à disposition de services de santé sur mesure, notamment la prolongation des heures ouvrables, l’utilisation des pharmacies pour fournir des services de santé aux hommes, l’implication des hommes dans leurs lieux de travail et leurs loisirs, notamment les bars et les clubs de sport, et l’utilisation de nouvelles technologies de communication telles que les applications sur téléphone mobile », avance le rapport « Blind spot ». Pour l’Onusida, il s’agit aussi de contribuer »à un contexte politique et juridique favorable, qui lutte contre les obstacles communs dans l’accès aux services de VIH, notamment pour les populations clés, et qui soit en mesure de répondre aux besoins et aux réalités des hommes et des garçons. En toute logique, le rapport indique qu’en « permettant aux hommes de demeurer séronégatifs, d’être dépistés régulièrement et de débuter et de rester sous traitement s’ils sont diagnostiqués séropositifs, les bénéfices ne vont pas seulement améliorer les résultats en matière de santé des hommes, mais ils contribueront également à réduire les nouvelles infections du VIH parmi les femmes et les filles et à transformer les normes sexuelles préjudiciables ».

source: https://www.seronet.info/article/lonusida-devoile-son-rapport-blind-spot-80415

PRÉCARITÉ, VIOLENCES SEXUELLES ENVERS LES FEMMES MIGRANTES : UN RISQUE ACCRU D’INFECTION PAR LE VIH DÉMONTRÉ

Selon l’enquête ANRS PARCOURS, qui a étudié le parcours de vie de migrants d’Afrique subsaharienne en France, les violences sexuelles subies sur le territoire français par les femmes migrantes multiplient par 4 leur risque d’infection par le VIH. Les résultats de cette étude menée par Julie Pannetier, Annabel Desgrées du Loû, chercheuses au sein d’une équipe de recherche Inserm du CEPED (IRD, Université Paris Descartes), mettent en évidence l’association entre précarité administrative, conditions de vie, violences sexuelles et infection par le VIH chez les femmes d’Afrique subsaharienne ayant migré en France. Ces résultats, qui se situent au point de rencontre de deux thèmes majeurs d’actualité : la crise migratoire et la dénonciation des violences sexuelles subies par les femmes, font l’objet d’une publication dans le premier numéro de l’année 2018(1) de la revue The Lancet Public Health.

La santé est un enjeu majeur de la question des migrants et des migrations en France comme dans le monde. La précarité des migrants d’Afrique subsaharienne et principalement des femmes, après leur arrivée en France, en fait une population vulnérable aux différents problèmes de santé et notamment à l’infection par le VIH. L’enquête ANRS PARCOURS s’est intéressée aux parcours de vie et à la santé de ces migrants en France (cf. encadré page suivante).

Les femmes africaines vivant en Ile-de-France sont nombreuses à avoir subi des violences sexuelles au cours de leur vie (définies comme des rapports sexuels imposés contre leur volonté) : 18 % des femmes non infectées par le VIH et 24 % de celles qui ont été infectées par le VIH après leur arrivée en France ont été victimes de rapports forcés.
Si l’on considère uniquement les violences sexuelles subies après leur arrivée en France, il apparaît que le risque pour les femmes africaines de contracter l’infection VIH est fortement augmenté par les violences sexuelles : en effet, 15,1 % des femmes qui ont été infectées par le VIH après leur arrivée en France ont subi des violences sexuelles en France (contre 3,5 % chez les femmes non infectées). Ainsi, après prise en compte des différences d’âge de ces femmes lors de l’enquête, et  lors de leur migration, et de leur différents niveaux d’étude, les violences sexuelles subies en France sont 4 fois plus fréquentes chez les femmes qui ont contracté le VIH après la migration, apportant un argument fort en faveur du rôle causal des violences sexuelles dans l’acquisition de l’infection.

L’enquête ANRS PARCOURS a été menée entre 2012 et 2013 dans 74 services de santé d’Ile de France. Elle a étudié les parcours de vie et l’infection par le VIH et/ou le VHB auprès d’un échantillon aléatoire de près de 2 500 immigrés d’Afrique subsaharienne vivant en France. Ces recherches ont été coordonnées par Annabel Desgrées du Loû, chercheuse à l’IRD (CEPED, IRD-Université Paris Descartes).
Cette étude a permis de mettre en avant le fait que de nombreux migrants d’Afrique subsaharienne vivant en France avec le VIH avaient été infectés après leur arrivée et notamment les femmes pour qui ce taux atteint 30%.
Voir le communiqué de presse (juillet 2016).
Ouvrage « Parcours de vie et de santé des Africains immigrés en France » paru en Juillet 2017.

Les chercheurs ont également analysé l’impact des conditions de vie (situation administrative de séjour, mode de logement), des types de relations sur la survenue de violences sexuelles. Ils montrent que l’insécurité administrative vis-à-vis du séjour (pas de titre de séjour établi ou de très courte durée), l’instabilité du logement (avoir à changer souvent de logement) et la situation d’hébergement par des proches, exposent aux violences sexuelles de façon directe (quel que soit le type de relations) et indirecte (lorsque la précarité s’accompagne de relations multiples, occasionnelles, parfois transactionnelles, c.-à-d. acceptées contre de l’argent, un hébergement, des aides), . En outre, les femmes qui ont émigré en raison de violences ou de menaces dans leur pays apparaissent plus exposées aux violences sexuelles après la migration.

Comme le relèvent l’éditorial et le commentaire du Lancet Public Health consacrés à l’article de Julie Pannetier et ses collaborateurs, les femmes migrantes ne sont pas exposées aux violences seulement lors de leur passage par les pays de transit. Elles le sont aussi une fois arrivées dans le pays de destination, en raison des conditions qui leur sont imposées, notamment en termes d’accès au titre de séjour, d’hébergement et de logement. « Le déni de leurs droits à des conditions de vie normales est aussi un déni de leur droit à des vies sans violence et de leur droit à choisir avec qui elles veulent avoir des relations sexuelles », affirment les auteurs du commentaire.

L’ANRS (France REcherche Nord&sud Sida-hiv Hépatites) a été créée en 1988. Elle mobilise les chercheurs du Nord et du Sud, de toutes les disciplines, et quelles que soient leurs appartenances, autour de questions scientifiques sur le VIH/sida ou sur les hépatites virales. L’ANRS finance les projets de recherche après leur évaluation par des comités d’experts internationaux. Elle accompagne les projets de leur conception à leur réalisation et valorise leurs résultats afin qu’ils soient utiles aux populations. Son budget annuel d’environ 50 millions d’euros, lui est attribué par les ministères en charge de la Recherche ainsi que de la Santé sur des projets ponctuels. Depuis 2012, elle est une agence autonome de l’Inserm.

 

Dans le cadre des grands enjeux de santé inscrits dans les Objectifs de développement durable (ODD), et en s’appuyant sur les priorités de santé défi­nies par les pays, les unités de recherche du département Santé et Sociétés de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) contribuent à l’amélioration de la santé des populations du Sud. Les travaux de l’IRD dans la lutte contre le VIH/Sida concernent notamment les spécificités de l’infection par le VIH au Sud et ses conséquences pour les populations, l’impact du VIH sur les autres endémies infectieuses tropicales (co-infections hépatites, tuberculose, Ebola, filarioses). Les recherches de l’IRD sur le VIH associent virologie, parasitologie, clinique, épidémiologie, santé publique et sciences sociales.

 

(1) On lira également dans ce même numéro de Lancet Public Health, l’article « Refusal to provide health care to sub-Saharan African migrants in France » de Nicolas Vignier et al. (IPLESP et CH Marc Jacquet, Melun) sur les refus de soins auxquels sont confrontés les migrants en médecine de ville, à l’hôpital et lors de la délivrance des médicaments en pharmacie, résultats provenant également de l’enquête ANRS PARCOURS.

 

Source

 

http://www.anrs.fr/fr/actualites/446/precarite-violences-sexuelles-envers-les-femmes-migrantes-un-risque-accru-dinfection

Prevalence and circumstances of forced sex and post-migration HIV acquisition in sub-Saharan African migrant women in France: an analysis of the ANRS-PARCOURS retrospective population-based study The Lancet Public Health, 3(1), pp. e16–e23. DOI: 10.1016/S2468-2667(17)30211-6.
Julie Pannetier PhD(1), Andrainolo Ravalihasy MSc(1), Nathalie Lydié PhD(2), France Lert PhD(1), Annabel Desgrées du Loû PhD(1), Parcours study group
1) CEPED, IRD, Université Paris Descartes, Inserm, équipe SAGESUD, Paris, France, 2) Santé publique France, Saint-Maurice, Paris, France

 

Des cellules CAR efficaces pour éradiquer le virus du SIDA jusque dans ses réservoirs

EFFICACES POUR LUTTER CONTRE CERTAINS TYPES DE CANCER, LA TECHNOLOGIE DES CELLULES CAR POURRAIENT AUSSI PERMETTRE D’ÉLIMINER LE VIRUS DU SIDA CHEZ LES PERSONNES EN RÉMISSION SOUS TRAITEMENT. UNE NOUVELLE AVANCÉE DANS LA THÉRAPIE GÉNIQUE, SUR LAQUELLE SONT FONDÉS BEAUCOUP D’ESPOIRS.

On le sait, le VIH attaque le système immunitaire et en particulier les lymphocytes T, des globules blancs indispensables à ce système. Jusqu’ici, les traitements médicamenteux permettaient de freiner le développement du virus dans le corps, mais celui-ci, après avoir disparu du sang reste caché dans des « réservoirs ».
Depuis quelques années, les chercheurs se penchent sur la thérapie génique pour éradiquer complètement le virus. L’objectif est, à terme, de libérer totalement le système immunitaire du virus en détruisant les cellules quiescentes qui hébergent le VIH et servent de réservoir pour une réinfection de l’organisme dès que l’on arrête le traitement antiviral.
Selon une étude, publiée dans la revue PLOS Pathogens, des cellules souches du sang CAR-T, obtenues grâce à une modification génétique, pourraient permettre de combattre les cellules du système immunitaire, le lymphocytes T, infectées par le virus du sida, ces fameux réservoirs, et assurer une immunité pendant au moins 2 ans.

LES CELLULES CAR-T, C’EST QUOI ? 

De l’anglais « Chimeric Antigen Receptor », les cellules CAR-T sont généralement des lymphocytes T modifiés génétiquement. Un lymphocyte T, c’est un globule blanc sécrété par le thymus. Il joue un rôle important dans le système immunitaire puisqu’il aide à protéger les cellules des microbes et des infections. S’il y a un microbe, les lymphocytes T se rassemblent avec d’autres types de globules blancs pour l’éliminer.
À l’origine de la technique CAR-T (chimeric antigen receptor), ces lymphocytes T sont modifiés génétiquement pour porter un gène codant pour exprimer à leur surface un récepteur chimérique à un antigène cancéreux spécifique afin de reconnaitre des cellules cancéreuses et les tuer. Les cellules CAR-T sont un espoir notamment dans différents cancers du sang (leucémies, lymphome, myélome) et du cerveau (glioblastome).
Dans le cas du VIH, les chercheurs ont conçu des cellules couches hématopoïétiques qui transportent à leur surface des récepteurs chimériques dirigés contre le VIH et ses particules qui sont exprimées à la surface des cellules infectées. Comme il s’agit de cellules souches, ces cellules CAR anti-VIH vont dans la moelle osseuse et vont détruire les cellules immunitaires infectées par le VIH qui s’y trouvent.

DES RÉSULTATS ENCOURAGEANTS SUR LE LONG TERME 

Pour le moment l’expérience a réussi sur des animaux de laboratoire mais les cellules souches CAR anti-VIH sont plutôt prometteuses dans l’éradication des cellules réservoir infectée par le virus du sida.
En plus d’avoir détruit les cellules de la moelle infectées par le VIH, les cellules souches CAR anti-VIH ont survécu 2 ans dans la moelle et ont continué de se multiplier pour produire des cellules CAR dirigées contre le VIH pendant les deux ans qui ont suivi.
Les chercheurs y voient donc un moyen de créer, en plus, une immunité à long terme contre le virus. Cependant, cette thérapie génique n’intervient qu’après la mise en rémission sous traitement antirétroviral qui devra vraisemblablement être poursuivi un certain temps, mais pourrait être interrompu.
Selon les auteurs de l’étude, une telle découverte pourrait changer radicalement la stratégie de traitement.
Source:http://www.actions-traitements.org/cellules-efficaces-eradiquer-virus-sida-jusque-reservoirs/

Nos financements sont menacés en 2018

Depuis 2011, Sidaction est notre principal financeur, sans lui nous n’existerions sûrement plus !

Ci-dessous la retranscription du mail que nous a envoyé Sidaction :

Nos financements sont menacés en 2018

Edmond-Luc HenryTrésorier de Sidaction

Madame, Monsieur,
Votre présence fidèle à nos côtés nous permet de maintenir sans relâche nos efforts pour lutter contre le VIH/sida et nous vous en remercions sincèrement.Grâce à vous en 2016, 94 projets de recherche contre le VIH ont pu être menés et 14 000 personnes vivant avec le VIH en France ont bénéficié d’un accompagnement.

La poursuite de nos actions dépend de vous

Cependant, aujourd’hui, nous partageons avec vous notre inquiétude : une baisse annoncée des financements privés est inéluctable pour l’année prochaine.

Notre conseil d’administration, qui vote le budget de l’année 2018, se trouve dans l’obligation de reconsidérer nos engagements par rapport à ceux de 2017.

Ce sont les progrès contre le VIH/sida qui sont menacés.

Aussi, nous faisons appel à vous pour pouvoir maintenir l’ensemble de nos missions en 2018.
Celles menées auprès des personnes séropositives les plus fragiles, en situation de précarité économique et de détresse sociale ou psychologique, nous préoccupent particulièrement.

Avec votre aide, nous n’aurons peut-être pas à sacrifier certaines de nos actions.

En faisant un don dès maintenant, vous nous réaffirmez votre soutien en nous donnant les moyens de venir en aide à ceux qui en ont besoin, et de poursuivre notre combat contre le virus du sida.

Je fais un don

Un grand merci par avance pour votre solidarité en cette période de Noël. Toute l’équipe de Sidaction vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année.

Dépistage du VIH/sida à Millau

Parce que l’on ne guérit toujours pas du sida, parce que l’épidémie reste stable, parce qu’il est important de ne pas rester sans savoir, pour être responsable et acteur de sa santé, l’association Relais VIH se mobilise tout au long de l’année sur le département de l’Aveyron.

C’est pourquoi, afin de permettre aux personnes vivant en milieu rural, aux populations ayant des difficultés à recourir à des structures de soins ou de prévention,  d’accéder à un dispositif d’information et de dépistage du VIH/sida gratuit, nous serons présents

Dans les locaux DU PLANNING FAMILIAL

 CREA  21, rue des Fasquet – MILLAU

Le MERCREDI 20 DECEMBRE 2017 de 12h à 16h

L’association Relais VIH mettra à disposition, gratuitement, de la documentation (sur le VIH, les hépatites et autres IST) et des préservatifs (masculins et féminins).

Les tests rapides de dépistage du VIH/sida (TROD) vous seront proposés. Ils sont gratuits et seront effectués par les personnes agrémentées  de l’association. Le résultat sera délivré, en toute confidentialité, dans le quart d’heure suivant.

Après 30 années d’épidémie, l’utilisation du préservatif est toujours recommandé et le dépistage fortement conseillé.

Pour que cesse le Sida, nous sommes tous concernés !!!!!

1er décembre : Journée Mondiale de lutte contre le sida

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, l’association Relais VIH a organisé plusieurs actions :

Mardi 28 novembre 2017

– 18h : Amphithéâtre de l’IFMS (IFSI) à Bourran : conférence/débat sur le thème : « Femmes et santé sexuelle, violences et vulnérabilités ». Elle était animée par le Dr Carine Favier « coordinatrice nationale du programme Genre et Santé sexuelle du Planning Familial et coordinatrice médicale du COREVIH Occitanie ».

 

 

 

La radio Totem, en la personne de Mr Stéphane David, est venue interviewer le Dr Carine Favier. Pour écouter, cliquez sur les liens suivants :

Un grand merci au Dr Carine Favier pour son intervention ainsi qu’à l’IFMS pour le prêt de la salle et tous les partenaires qui ont permis que ce temps d’échanges puisse avoir lieu : le Planning familial, l’association Alert(e)s, la Délégation Départementale aux Droits des Femmes et à l’Egalité, la mutuelle Viasanté, ainsi que Sidaction et l’ARS qui soutiennent notre association depuis plusieurs années.

Mercredi 29 novembre 2017 :

– 9h30 à 17h : Participation à la journée santé, organisée par la CPAM à la salle des fêtes de Rodez. Stand de prévention avec possibilité de faire un TROD (test rapide d’orientation diagnostic) pour le dépistage du VIH et/ou du VHC.

    

Jeudi 30 novembre 2017 :

–  Lycée Foch de 9h30 à 16h30, stand au lycée professionnel et interventions dans les classes de seconde générale.

Vendredi 1er décembre 2017 :

– Stand de prévention dans le hall d’entrée de l’hôpital Jacques Puel, en partenariat avec le CEGIDD et le service des maladies infectieuses et tropicales, de 10h à 16h00.

 

stand prévention

article centre presse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

–  Lycée Jean Vigo à Millau de 9h30 à 16h30, animations sous forme d’ateliers avec la participation de la classe de terminale commerce.

Mercredi 13 décembre 2017 :

– 9h à 16h30, chalet d’information et prévention sur le marché de Noël, carrefour Saint Etienne à Rodez, avec vente d’objets fabriqués par les bénévoles de Relais VIH, les jeunes du foyer Ste Thérèse, le Fab Lab de la MJC de Rodez, au profit du sidaction.

     

Jeudi 14 décembre 2017 :

– Stand de prévention dans le hall du lycée Monteil de 9H30 à 16H.

               

Au cours de ces journées, nous avons rencontré 913 personnes, majoritairement des jeunes, et distribué gratuitement 445 rubans rouges, 1198 préservatifs masculins et 227 féminins. Nous avons réalisé, avec le CEGIDD, une trentaine de TRODs (tests rapides d’orientation diagnostic) et distribué diverse documentation.

 

 

 

 

 

 

 

 

La prévention encore et toujours essentielle

Voici l’article publié dans la Dépêche du Midi, le samedi 2 décembre 2017 :

Dans le cadre de la journée mondiale de Lutte contre le sida, le centre d’information et de dépistage des infections sexuellement transmissibles et l’association Relais VIH ont organisé, hier, une opération de sensibilisation dans le hall de l’hôpital de Rodez.

Le sida ne fait plus peur. Ou moins. C’est vrai en Aveyron, comme partout ailleurs en France. «Les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas connu l’épidémie des années 80-90», explique le docteur Bruno Guérin. «Dans leur inconscient, le VIH n’apparaît plus comme une maladie mortelle». On ne constate, en effet, pratiquement plus de décès directement liés au virus. «Et heureusement !», se réjouit le chef du service des maladies infectieuses au centre hospitalier de Rodez. «Les trithérapies marchent. Et l’âge moyen des personnes qui vivent aujourd’hui avec cette pathologie se situe autour de 50 ans. J’ai d’ailleurs, en Aveyron, un patient qui a passé le cap des 80 ans».

Les traitements médicaux toutefois, s’ils constituent un véritable espoir pour les malades, ne traitent pas tous les aspects de cette infection sexuellement transmissible. «Le VIH reste une maladie lourde, qui peut être source de complications… La qualité de vie n’est pas la même non plus. Quand on se sait contagieux pour les autres, l’impact sur le quotidien, les relations affectives et sexuelles, n’est pas négligeable». Et le regard que la société porte sur cette maladie «un peu particulière» pèse encore aujourd’hui. «On peut dire, au boulot, qu’on a un cancer ou un diabète. Mais les réactions seront différentes, si on annonce qu’on a le sida, la connotation est plus lourde et il faudra alors faire face à un jugement moral», constate le docteur Bruno Guérin, qui traite un peu plus de 180 patients au sein du CeGIDD – centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles.

Des chiffres qui continuent d’augmenter parce que les malades vivent plus longtemps, mais aussi parce que le nombre de primo-infections ne recule pas. «Il y a toujours autant de contaminations, y compris dans notre département rural. Les pratiques à risque se multiplient et les gens se protègent moins. Les spots télé ou radio, les grands affichages sur l’usage du préservatif, n’existent plus. On a par contre des campagnes d’informations sur les drogues, le dépistage… Mais ce n’est pas suffisant», regrette le médecin, qui compte sur les permanences d’informations, comme celle organisée hier au centre hospitalier Pierre-Puel, avec le relais VIH, pour diffuser un message de prévention.

En savoir plus sur https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/02/2696592-vih-la-prevention-encore-et-toujours-essentielle.html#FfhTgt4T6UdR5TRI.99