Vie avec VIH

Prolongation de l’étude « Vieillir avec le VIH »

Sidaction et 13 autres associations ont co-construit avec MoiPatient l’étude « Vieillir avec le VIH ».

Un questionnaire à destination des personnes séropositives de + de 50 ans et un questionnaire à destination des professionnel.le.s les accompagnant sont accessibles en ligne, sur le site de MoiPatient :

https://moipatient.fr/mes-data/etude/vieillirvih

Vos réponses permettront de collecter les besoins des personnes concernées et d’élaborer des recommandations pour améliorer leur prise en charge et leur qualité de vie.

Attention: vous avez jusqu’à la fin du mois pour y répondre !

Etats généraux des personnes vivant avec le VIH

A l’attention des personnes vivant avec le VIH:

Du 25 au 27 mai prochain, à Paris, auront lieu les Etats Généraux des personnes vivant avec le VIH (EGPVVIH).

Ces rencontres sont une occasion unique pour faire entendre nos voix ! En tant que personnes vivant avec le VIH, nous sommes les plus à même de partager nos expériences, nos vécus et les discriminations auxquelles nous pouvons encore faire face. L’objectif ? Travailler ensemble pour améliorer notre qualité de vie !

Dès maintenant, nous vous encourageons à prendre part à cet événement en partageant vos besoins, vos idées et suggestions via notre formulaire de contribution en ligne ou via les temps collectifs des associations partenaires.

A la fin de ces rencontres, une synthèse des constats et des recommandations sera présentée pour interpeller les pouvoirs publics sur les enjeux d’accompagnement et de prise en charge des personnes vivant avec le VIH ainsi que de lutte contre les discriminations.

Si vous habitez en France et vivez avec le VIH, votre voix est essentielle ! Votre témoignage et votre parcours sont légitimes et méritent d’être entendus.

Vous pouvez remplir l’enquête avant le 15 janvier, à l’aide de QR code suivant:

https://etats-generaux-vih.org/

1er décembre 2023, Journée mondiale de lutte contre le SIDA

Cette année Relais VIH avec le Collectif SIDA Rodez a organisé de nombreuses actions autour du 1er décembre, Journée Mondiale de lutte contre le SIDA (JMS)

  • Stand de prévention du VIH/SIDA  aux lycées Foch et Monteil de Rodez ainsi qu’à l’IUT de Rodez (du 28 au 30 novembre)
  • Exposition de la fresque L’Artère de Fabrice Hyber dans le hall de l’hôpital de Rodez (du 29 au 1er décembre) et stand de prévention du VIH/SIDA avec un vernissage le jeudi 29 novembre à 12h et un reportage sur France 3 consacré au 1er décembre
  • Stand de prévention du VIH/SIDA lors d’une soirée musicale du Club Rodez (le 1er décembre)

1. Auprès des jeunes

L’association a tenu un stand au lycée Alexis Monteil le mardi 28 novembre, au lycée Ferdinand Foch le mercredi 29 novembre matin et à l’IUT le jeudi 30 novembre. Durant ces trois jours, les jeunes ont pu se procurer des rubans rouges, des préservatifs externes et internes, du gel lubrifiant ainsi que de la documentation. De plus, un questionnaire sur leurs connaissances du VIH leur était proposé. Au lycée Foch, ce sont les élèves de 2nde MCV (métiers du commerce et de la vente) qui ont proposé à leurs camarades ce questionnaire ce qui a permis de réaliser 148 questionnaires en une matinée.

Sur les 3 lieux,  ce sont 198 rubans rouges, 557 préservatifs externes, 45 préservatifs internes, 2 carrés de latex et 46 gels qui ont été distribués ainsi que 82 brochures, flyers et autres documentations. De plus, à l’IUT, 7 personnes ont pu réaliser des tests de dépistage rapides du VIH et des hépatites B et C. Au total 20 tests ont été effectués.

 

 

2. Hôpital de Rodez

Du 29 novembre au 1er décembre, la fresque L’Artère, qui retrace l’histoire du VIH, était exposée dans le hall d’accueil de l’hôpital Jacques Puel de Rodez. Durant 3 jours, des groupes de jeunes des lycées Foch et Monteil mais aussi de la Pantarelle ont pu découvrir cette œuvre avec l’aide de Yves Jammet, médiateur culturel de l’Association Médiations Culturelles et Expérimentations Sociales. Dans le même temps, un stand de prévention était présent à coté de l’œuvre pour continuer d’informer mais aussi de distribuer du matériel gratuit.

120 personnes environ ont pu être touchées lors de ces 3 jours avec 167 rubans rouges distribués, 57 préservatifs externes, 35 internes, 30 gels lubrifiants et 33 docs.

Un vernissage de l’exposition a eu lieu le jeudi 30 novembre à 12h où une quarantaine de personnes ont pu profiter de l’œuvre ainsi que d’un buffet délicieux offert par l’Hôpital de Rodez. C’est à cette occasion que France 3 Quercy Rouergue a réalisé le reportage qui suit (en fin d’article), diffusé le 1er décembre. Centre Presse, La Dépêche du Midi et le Bulletin d’Espalion ont eux aussi publié un article dans leur journal du 1er décembre (pour les 2 premiers) et du 7 décembre (pour le dernier).

3. Soirée festive

Le Club Rodez (salle de concert situé 37 avenue Tarayre) a invité le Collectif Sida Rodez à tenir un stand de prévention le 1er décembre lors d’un concert de reggae. Cela a permis de sensibiliser 104 personnes durant la soirée et de distribuer 93 rubans rouges, 37 préservatifs externes, 8 internes et 10 gels.

 

 

Vidéo diffusée par France 3 Quercy Rouergue le 1er décembre

L’étude Vespa3 sur la vie des personnes séropositives

Vous vivez avec le VIH ?
Ce qui vous manque, ce qui vous aide, ce dont vous avez besoin pour bien vivre, c’est ce que mesure l’enquête ANRS-VESPA 3.
Ce projet de recherche, financé par l’ANRS-MIE, fait suite aux enquêtes VESPA (2003) et VESPA 2 (2011) et a pour but de dresser un tableau détaillé des conditions de vie de personnes vivant avec le VIH.
Comment participer ?
68 hôpitaux tirés au sort en France métropolitaine participent à ce projet. La participation peut vous être proposée à la suite de votre prochain rendez-vous à l’hôpital par le médecin qui vous suit habituellement. Sélectionnées aléatoirement, au total 3 000 personnes seront interrogées. Si c’est votre cas, votre consentement sera alors obligatoirement recueilli par votre médecin.
Ça sert à quoi ?
Outre les nombreux articles publiés dans les journaux scientifiques, les résultats des enquêtes VESPA précédentes ont nourri les recommandations d’experts dans le domaine de la prise en charge sociale des personnes vivant avec le VIH et ont largement contribué à l’information des professionnels, des associations et des institutions.
VESPA 3 va ainsi chercher à décrire :
– La façon dont les inégalités sociales et territoriales impactent l’accès aux soins
– La qualité des relations avec les professionnels de santé
– Les parcours professionnels et l’impact de la séropositivité sur le travail
– La qualité de vie affective et sexuelle
– Le bien-être psychique
– Les différences de vécus et de parcours de vie selon l’âge au moment de la découverte de la séropositivité et le nombre d’années vécues avec le VIH, dont le vieillissement personnes.
– Les conséquences de la crise Covid19

Loi asile et migration : Position du collectif des 10 choix politiques pour en finir avec le sida

Le Collectif des 10 Choix Politiques pour en finir avec le sida publie sa position sur la loi asile et migration.

Elle tente de répondre à la question posée en creux par la loi asile et migration : celle de l’utilité de proposer un accès universel à la santé sur un territoire.

Les réponses scientifiques, dans l’état des connaissances actuelles, sont unanimes : l’accès universel à la santé est l’option la plus économique, la plus efficace en terme de santé, et par conséquent, la plus acceptable socialement.

Nous demandons donc, pour des raisons de santé publique et d’économie de la santé, d’intégrer l’Aide Médicale de l’Etat (AME) au régime général de la sécurité sociale sur critère de résidence habituelle. En attendant (a minima) renforcer l’AME en assouplissant ses conditions d’octroi (en levant tous les freins : panier de soin, dématérialisation, délais de carence) et en garantissant une prise en charge globale. 

En effet, les études nous montrent que :

  • Les personnes en situation d’exil contribuent à la croissance économique, arrivent sur le sol français, plutôt en bonne santé. Leur santé se dégrade sur le territoire : garantir des conditions de vie décente sur le territoire est donc un facteur d’économie ;
  • Permettre à tous et toutes d’accéder à la prévention et à des soins primaires de qualité réduit les coûts de santé : Plus la détection des pathologies est précoce, voire prévenue, plus les économies sont importantes sur le système de santé ;
  • Permettre à tous et toutes d’accéder à des soins primaires de qualité est la meilleure option pour que la population dans son entièreté reste en bonne santé : en effet, si nous souhaitons stopper les transmissions des maladies infectieuses, nous devons dépister, traiter et protéger tout le monde, les virus se fichent de la couleur de peau ou du statut juridique des personnes qu’ils infectent. Au-delà des soins, un accès universel à la santé doit comprendre l’accès aux outils de prévention ;

Cette position a été élaborée par le Comité de Pilotage du collectif des 10 Choix Politiques pour en finir avec le sida, sur la base de l’Appel des 10 choix politiques pour en finir avec le sida listant « accueillir dignement les personnes fuyant les persécutions ou la misère » comme une priorité.

Cette position précise et argumente simplement cette priorité dans le cadre des débats actuels autour de l’asile et de la migration.

Qui sommes nous ?

  • Le Collectif des 10 Choix Politiques pour en finir avec le sida rassemble des sociétés savantes, des clinicien.ne.s, des psychologues, infirmier.e.s, chercheur.euse.s, des associations, des centres de santé, concernés par le VIH et les hépatites.
    C’est un collectif qui, par sa diversité, permet de réfléchir à la fin du sida sous différents angles et de proposer une vision multidimensionnelle du sujet.
  • 19 COREVIHs, 52 associations nationales, territoriales, ou centres de santé, luttant contre le VIH et/ou les hépatites, 5 sociétés savantes, et 17 chercheur.euse.s réaffirment que la fin de l’épidémie de VIH/sida est possible sur notre territoire en 2030, et que cela suppose des engagements et une volonté politique au sens noble du terme.
  • Comité de Pilotage : Act-Up Sud-Ouest, AIDES, COREVIH arc alpin, COREVIH PACA Est, SIDACTION, Société Française de Lutte contre le SIDA, TrT5-CHV

Sortie annuelle de Relais VIH

Comme chaque année, dimanche 9 juillet, nous nous sommes retrouvés pour une sortie touristique.

La météo était au (très) beau fixe, nos humeurs aussi.

Au programme : balade en bateau sur le Lot, au départ de Flagnac, avec repas traditionnel aveyronnais à bord !

Pendant plus de deux heures nous avons navigué sur le Lot, passé l’impressionnante écluse de Marcenac (d’un dénivelé de 5 mètres) et découvert la belle campagne environnante.

Ensuite – la visite du musée de la rivière ‘Terra Olt’ à Saint Parthem nous a fait entrer dans la vie des Hommes de la vallée au début du siècle dernier.

Cette journée s’est terminée par la visite de La Vinzelle – petit village pittoresque perché sur les hauteurs de la vallée du Lot.

Bref, nous en avons pris plein les yeux, plein la panse, nous avons passé un bon moment de convivialité, bien ri et sommes repartis avec des souvenirs plein la tête!

Bien vieillir avec le VIH

En 2020, sur les 153 600 personnes prise en charge pour le VIH en France, près de 87 000 avaient plus de 50 ans, incluant 20 000 de plus de 65 ans, et plus de 4 800 personnes de plus de 75 ans.
Grâce aux traitements antirétroviraux, l’espérance de vie de ces personnes peut être équivalente à celle de la population générale. Cependant, leur qualité de vie n’est pas comparable.
Comorbidités précoces et accentuées, isolement, discriminations, les personnes vieillissant avec le VIH doivent faire face à des difficultés supplémentaires par rapport à la population générale.
Les membres du groupe Bien Vieillir avec le VIH demandent ainsi aux pouvoirs publics de garantir le bien-être et une prise en charge de qualité des personnes vieillissant avec le VIH.

Les personnes séropositives pourront intégrer l’armée

Les personnes séropositives vont bientôt pouvoir intégrer l’armée.

Invité des «Quatre vérités» de France 2 ce lundi matin, le ministre de la Défense Sébastien Lecornu a annoncé avoir pris un arrêté «qui va revoir l’ensemble des critères d’aptitudes pour rentrer dans les forces armées». Désormais, les personnes atteintes du VIH pourront intégrer «la gendarmerie, les sapeurs-pompiers de Paris et de Marseille, et l’ensemble des forces armées» ce qu’une loi de 1980, instaurant une nécessité de remplir certaines «conditions d’aptitude physique» ne leur permettait pas.

«Ce n’était pas forcément discriminatoire, le service de santé des armées avait parfois quelques peurs pour nos militaires qui servaient en opération extérieure. Ils ont fait un boulot remarquable avec les associations et notamment AIDES grâce auquel ils ont fait évoluer les protocoles thérapeutiques qui permettent désormais de nous assurer qu’avoir le VIH ne soit pas un critère discriminant pour entrer dans les forces armées», a-t-il développé.

L’arrêté doit être publié dans les prochains jours.

https://www.liberation.fr/societe/les-personnes-seropositives-pourront-bientot-devenir-militaires-20230508_375MV5B5DBERBPLL2RSENELVUE/

Allaitement et VIH

Environ 1500 femmes séropositives donnent naissance chaque année en France. Les avancées thérapeutiques ont réduit les risques de transmission du VIH de la mère à l’enfant. De nouvelles recommandations américaines montrent l’exemple…

https://bit.ly/3mTrP1E

Dire le VIH

Aujourd’hui encore, les personnes séropositives font face à des attitudes de rejet, de stigmatisation ou de sérophobie.
Dire ou ne pas dire qu’on vit avec le VIH est un choix personnel qui demande réflexion. Chaque personne choisit son moment, mais il n’y a pas d’obligation à le dire à tout le monde.
Il est toutefois recommandé de le dire aux médecins consultés ou en cas d’hospitalisation. C’est aussi important de pouvoir dire sa séropositivité aux personnes à qui l’on tient et qui peuvent nous soutenir dans cette épreuve.