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Un traitement expérimental pourrait avoir éliminé le VIH chez l’homme

Un Brésilien infecté par le virus du sida n’a montré aucun signe depuis plus d’un an depuis qu’il a arrêté les médicaments contre le VIH après une intense thérapie médicamenteuse expérimentale visant à purger le virus caché et dormant de son corps, ont rapporté mardi les médecins.
«Ce sont des résultats passionnants mais très préliminaires», a déclaré la Dre Monica Gandhi, spécialiste du sida à l’Université de Californie. « C’est arrivé à une personne, et à une seule personne », et cela n’a pas réussi à quatre autres ayant reçu le même traitement, a-t-elle dit.

Un autre spécialiste de l’UCSF, le Dr Steven Deeks, a déclaré: «Ce n’est pas un remède», juste un cas intéressant qui mérite une étude plus approfondie.

Si le cas du Brésilien est confirmé, ce serait la première fois que le VIH est éliminé chez un adulte sans greffe de moelle osseuse ou de cellules souches. Des experts indépendants veulent voir si sa rémission dure et que la combinaison de médicaments intense qu’il a reçue doit subir plus de tests.

Les greffes sont la façon dont deux autres hommes, surnommés les patients de Berlin et de Londres pour leur lieu de traitement, ont été guéris auparavant

Il est difficile d’éliminer le VIH car il établit un «réservoir» précoce de cellules sanguines où il est dormant et ne peut pas être attaqué par des médicaments ou le système immunitaire. Les infections peuvent être contrôlées avec des médicaments, mais dès que les patients arrêtent de les prendre, le virus dormant active et renouvelle la maladie.

source:https://www.nbcnews.com/health/health-news/experimental-treatment-may-have-eliminated-man-s-hiv-doctors-say-n1233062

NIVEAU D’INFORMATIONS VIH /SIDA DES JEUNES :UNE DÉGRADATION INQUIÉTANTE !

Sidaction publie les résultats d’un sondage réalisé par Ifop-Bilendi auprès des jeunes âgés de 15 à 24 ans.
Le sentiment d’information des jeunes sur le VIH/sida se détériore à vitesse grand V, connaissances sur le VIH/sida, moyens de prévention et santé sexuelle, tous les indicateurs sont au rouge ! Dans ce contexte sanitaire marqué par le coronavirus, Sidaction appelle à rester vigilants face au VIH.

En 2020, 74% des jeunes s’estiment bien informés. « Plus de dix ans après le premier sondage commandé par Sidaction, c’est le chiffre le plus bas jamais atteint. Depuis 2009, le sentiment d’information des jeunes a drastiquement diminué » déplore Florence Thune, directrice générale de Sidaction. Seuls 15% des sondés assimilent par ailleurs  le VIH à un virus, une baisse de 31 points en deux ans.

Depuis plusieurs années, un phénomène de minimisation des conséquences du VIH/sida s’observe.  21% des sondés estiment que les personnes vivant avec le VIH ne rencontrent pas de difficultés au quotidien, soit une augmentation de 7 points en un an« Si cela reflète une réalité en termes d’accès à des traitements plus performants et avec moins d’effets secondaires, il n’en est rien sur le terrain des peurs irrationnelles qui demeurent vis-à-vis des personnes séropositives.  Elles subissent de lourdes discriminations : vie privée, professionnelle, accès aux soins… Et ce, tout au long de leur vie car on ne guérit toujours pas du VIH/sida » explique Florence Thune.

Les idées reçues et les fausses informations liées au virus du sida persistent. 15% des personnes interrogées pensent que le virus du sida peut se transmettre en s’asseyant sur des toilettes publiques ou que la prise d’une pilule contraceptive d’urgence est efficace pour empêcher la transmission du VIH/sida. 29 % considèrent qu’il existe des médicaments pour guérir du sida, une augmentation de 6 points par rapport à 2019. 

Alors que de nombreux acteurs rappellent  depuis plusieurs années qu’une personne vivant avec le VIH ne peut plus transmettre le virus si elle bénéficie d’un traitement efficace, la part des personnes connaissant cette information baisse cette année, passant de 72% en 2019 à 60 % en 2020 !

Près d’une personne sur 3 (32%) des 15-24 ans considère avoir moins de risques que les autres d’être infectés, soit un chiffre en hausse de 10 points par rapport à 2009. « Ils souffrent du syndrome du super-héros : ils se sentent invincibles face au virus du sida. Cela peut s’expliquer par la raréfaction du VIH/sida dans l’espace médiatique et l’insuffisance de l’information auprès des jeunes. Cela pourrait s’aggraver avec l’omniprésence du coronavirus dans les médias actuellement.» déclare Frédéric Dabi directeur général adjoint de l’Ifop.

Unique bonne nouvelle dans ce tableau peu réjouissant : le dépistage commence à entrer dans les mœurs. 27% des 15-24 ans déclarent s’être fait dépister au cours de l’année, une évolution de 5 points en un an.

La période que nous vivons a changé les pratiques en matière de prévention. Dans ce contexte de déconfinement qui se poursuit et à l’approche de l’été, nous pourrions être tentés d’oublier de se protéger. « Il est essentiel de maintenir une vigilance accrue pour combattre désormais deux virus à la fois »  conclut Florence Thune.


Les chiffres à retenir 

  • ®26% des jeunes interrogés estiment être mal informés sur le VIH/sida, soit une augmentation alarmante de 15 points par rapport à 2009.
  • ®15% des sondés assimilent le VIH à un virus. C’est une diminution drastique de 31 points en deux ans.
  • ®29 %considèrent qu’il existe des médicaments pour guérir du sida, une augmentation de 6 points par rapport à 2019.
  • ®24 % des jeunes pensent que le VIH peut être transmis en ayant des rapports sexuels protégés avec une personne séropositive.
  • ®15%estiment encore que la pilule contraceptive d’urgence peut empêcher la transmission de virus
  • ®93 % des jeunes pensent que le préservatif est efficace pour empêcher la transmission du VIH/sida (soit une perte de 5 points depuis 5 ans)
  • ®10%des jeunes de moins de 25 ans admettent avoir été exposés au moins une fois à un risque d’être contaminés par le VIH/sida (contre 8% en 2019)
  • ®Pourtant, 32% considèrent avoir moins de risques que les autres d’être contaminés, soit un chiffre en hausse de 10 points par rapport à 2009.
  • ®22%n’ont jamais bénéficié d’un enseignement ou d’un moment d’information spécifique sur le VIH au cours de leur scolarité, en constant augmentation depuis plus de 10 ans (+ 9 points par rapport à 2009).
  • ®73%des jeunes estiment que l’Education nationale n’en fait pas suffisamment en matière d’information sur le VIH/sida. (Hausse de 4 points par rapport à 2019)

source:https://presse.sidaction.org/communique/205215/Sondage-Ifop-Bilendi-Les-jeunes-l-information-prevention-du-virus-du-sida?fbclid=IwAR3ezC8O8tez4nOBdPBAfDTT38swucUymSXMyiBcrvbLgAJT-OO68QZsHms

La carte vitale de la vaccination des HSH

Afin d’améliorer le recours à la vaccination pour les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes, voici  un petit outil pour permettre aux personnes elles-même de s’emparer de cette question et de demander les vaccinations qui les concernent à leur médecin traitant.

La carte vitale de la vaccination pourra se glisser discrètement à côté de la carte vitale et se veut comme un outil d’émancipation et de prise en charge de sa santé. (Information = pouvoir)

Elle reprend les vaccins qui protègeront les HSH : virus/mode de transmission/conséquences/mode de vaccination

  • Hépatite B
  • Hépatite A
  • HPV
  • ainsi qu’un rappel sur la PrEP, le préservatif et le dépistage régulier

COVID 19 : en finir avec les idées reçues

Le nouveau coronavirus affecte-t-il les personnes âgées ou les jeunes y sont-ils également sensibles ? Les personnes de tous âges peuvent être infectées par le nouveau coronavirus (2019-nCoV). Les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies préexistantes (comme l’asthme, le diabète, les maladies cardiaques) semblent plus susceptibles de tomber gravement malades à cause de ce virus.

On peut guérir de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Attraper ce nouveau coronavirus NE SIGNIFIE PAS qu’on va le garder toute la vie.
La majorité des personnes qui contractent la COVID-19 peuvent guérir et éliminer le virus de leur organisme.

Existe-t-il des médicaments spécifiques pour prévenir ou traiter l’infection par le nouveau coronavirus ? À ce jour, aucun médicament spécifique n’est recommandé pour prévenir ou traiter l’infection par le nouveau coronavirus (2019-nCoV). Plusieurs essais sont en cours, mais rien ne prouve à ce stade que l’hydroxychloroquine ou un autre médicament permet de prévenir ou de guérir la COVID-19. Le mauvais usage de l’hydroxychloroquine peut entraîner des effets indésirables graves et une maladie voire le décès.

Les vaccins contre la pneumonie NE protègent PAS contre le nouveau coronavirus
 Les vaccins contre la pneumonie tels que le vaccin antipneumococcique et le vaccin anti-Haemophilus influenza type B (Hib) ne confèrent pas de protection contre le nouveau coronavirus. . Bien que ces vaccins ne soient pas efficaces contre le 2019-nCoV, la vaccination contre les maladies respiratoires est fortement recommandée pour protéger   sa santé.
Le virus est si nouveau et différent qu’il nécessite un vaccin qui lui est propre.

Les antibiotiques sont-ils efficaces pour prévenir et traiter l’infection par le nouveau coronavirus ?
Non, les antibiotiques n’agissent pas contre les virus, mais seulement contre les bactéries. 
Le nouveau coronavirus (2019-nCoV) est un virus et, par conséquent, les antibiotiques ne doivent pas être utilisés comme moyen de prévention ou de traitement.
Cependant, en cas d’hospitalisation pour une infection par le 2019-nCoV, vous pouvez recevoir des antibiotiques car une co-infection bactérienne est possible.

Le virus de la COVID-19 peut se transmettre sous les climats chauds et humides. Le virus de la COVID-19 peut se transmettre dans TOUTES LES RÉGIONS, y compris les zones chaudes et humides.

Le temps froid et la neige NE peuvent PAS tuer le nouveau coronavirus (2019-nCoV). 

S’exposer au soleil ou à des températures supérieures à 25 °C N’EMPÊCHE PAS de contracter la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19)
Vous pouvez contracter la COVID-19 sous n’importe quel climat, même par temps chaud ou ensoleillé. Les pays où le climat est chaud ont rapporté des cas de COVID-19.

Les réseaux de téléphonie 5G NE propagent PAS la COVID-19.
Les virus ne circulent pas sur les ondes radio ou par les réseaux mobiles. La COVID-19 se propage dans de nombreux pays qui n’ont pas de réseau mobile 5G.

Les mouches domestiques NE transmettent PAS la COVID-19 :
Il n’y a, à ce jour, aucune donnée ou information tendant à montrer que les mouches domestiques transmettent la COVID-19.

Le nouveau coronavirus NE peut PAS être transmis par les piqûres de moustiques.
À ce jour, il n’existe aucune information ni aucun élément de preuve laissant penser que le 2019-nCov pourrait être transmis par les moustiques.

La pulvérisation d’eau de javel ou d’autres désinfectants sur le corps ou leur introduction dans l’organisme ne protègent pas contre la COVID-19 et peuvent être dangereuses.
Il ne faut en aucun cas pulvériser de l’eau de Javel ou un autre désinfectant sur votre corps, ni l’introduire dans votre organisme. Ces substances peuvent être toxiques si elles sont ingérées et elles peuvent irriter et abimer la peau et les yeux.

Boire du méthanol, de l’éthanol ou de l’eau de Javel NE PERMET PAS de prévenir ou de guérir la COVID-19 et peut être extrêmement dangereux.
Le méthanol, l’éthanol et l’eau de Javel sont des poisons. Leur ingestion peut entraîner des lésions voire la mort.

Boire de l’alcool ne protège pas contre la COVID-19 et peut être dangereux

Arriver à retenir sa respiration pendant 10 secondes ou plus sans tousser ni se sentir gêné NE SIGNIFIE PAS que l’on est épargné par la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) ou toute autre maladie pulmonaire. Cet exercice de respiration peut être dangereux. Le meilleur moyen de savoir si vous avez attrapé le virus responsable de la COVID-19 est d’en obtenir la confirmation par un test de laboratoire.

Ajouter du piment dans votre soupe ou dans un autre plat ne permet PAS de prévenir ni de guérir la COVID-19. Les piments relèvent très bien les plats, mais ne permettent pas de prévenir ni de guérir la COVID-19

Manger de l’ail peut-il aider à prévenir l’infection par le nouveau coronavirus ?
L’ail est un aliment sain qui peut avoir certaines propriétés antimicrobiennes. Cependant, rien ne prouve, dans le cadre de l’épidémie actuelle, que la consommation d’ail protège les gens contre le nouveau coronavirus.

Prendre un bain chaud ne protège pas contre le nouveau coronavirus.

Les sèche-mains NE sont PAS efficaces pour tuer le nCoV 2019

Les lampes ultra-violet (UV) ne doivent jamais servir à désinfecter les mains ou d’autres régions de la peau. Les rayons UV peuvent irriter la peau et abimer les yeux.

Les scanners thermiques NE PERMETTENT PAS de détecter la COVID-19

Se rincer régulièrement le nez avec une solution saline peut-il aider à prévenir l’infection par le nouveau coronavirus ?
Non. Rien ne prouve que le fait de se rincer régulièrement le nez avec une solution saline protège les gens contre l’infection par le nouveau coronavirus.

Source : Organisation Mondiale de la Santé  https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public/myth-busters

Peut-on faire l’amour pendant l’épidémie de covid 19?

 

Peut-on faire l’amour en période de pandémie ? Bien évidemment, cela n’est pas interdit, mais est-ce recommandé ou non ?

Lire la suite:

https://www.ohmymag.com/coronavirus/coronavirus-faire-l-amour-est-il-dangereux_art134246.html

A voir : https://www.facebook.com/ActUpSudOuest/videos/2592850024291106/UzpfSTE0MjQ4MjczOTc3MzY2OTc6MjY5Nzk5MzIzNzA4Njc2Nw

 

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La COVID-19 et les personnes séropositives

La COVID-19 est une maladie à prendre au sérieux. Toutes les personnes vivant avec le VIH doivent respecter l’ensemble des mesures préventives afin de minimiser leur exposition au virus à l’origine de la COVID-19 et d’éviter toute infection. À l’instar de la population en général, les personnes âgées vivant avec le VIH ou les personnes séropositives ayant des problèmes cardiaques ou pulmonaires sont potentiellement exposées à un risque plus élevé de contracter le virus et de développer des symptômes plus graves.

Malgré la démocratisation du traitement contre le VIH au cours des dernières années, 15 millions de personnes séropositives n’ont pas accès à la thérapie antirétrovirale. Par conséquent, leur système immunitaire peut être affaibli.

Les personnes vivant avec le VIH, en particulier celles se trouvant à un stade avancé ou dont l’infection n’est pas ou peu contrôlée, doivent faire attention et respecter les mesures et les recommandations de prévention.

Les personnes vivant avec le VIH et exposées à un risque d’infection doivent continuer à avoir accès aux services liés au VIH : préservatifs, traitement de substitution aux opiacés, aiguilles et seringues stériles, réduction des risques, prophylaxie pré-exposition, dépistage du VIH, etc.

Chacune et chacun, y compris les personnes vivant avec le VIH, doivent prendre les précautions recommandées afin de réduire leur exposition à la COVID-19 :

  • Lavez régulièrement et correctement les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique.
  • Restez à au moins 1 mètre d’une personne qui tousse ou éternue.
  • Évitez de vous toucher les yeux, le nez et la bouche.
  • Couvrez-vous la bouche et le nez dans le pli du coude ou avec un mouchoir lorsque vous toussez ou éternuez et jetez le mouchoir directement après utilisation.
  • Portez un masque lorsque vous sortez.
  • Restez chez vous si vous ne vous sentez pas bien. Si vous avez de la fièvre, toussez et éprouvez des difficultés à respirer, téléphonez à votre médecin . Suivez les consignes sanitaires .

Lettre ouverte : Urgence santé et conditions de vie des travailleu.ses.rs. du sexe

Paris, le 29 avril 2020 

Monsieur le Premier ministre, 

La crise sanitaire résultant de l’épidémie de SARS-CoV-2, que nous traversons, ébranle notre société, notre système de santé et met au défi notre démocratie. Les mesures de confinement et de distanciations sociales, indispensables pour lutter contre l’épidémie, ne sont pas neutres socialement. 

Le Défenseur des Droits a ainsi pointé combien cette situation de crise exacerbe les inégalités sociales et touche plus durement les populations les plus fragiles et les plus précaires ; celles qui ne peuvent accéder à la protection sociale, aux droits sociaux ou aux autres dispositifs de solidarité nationale. Les travailleur.se.s du sexe font partie de ces populations particulièrement fragiles et font face, depuis le début de cette crise sanitaire, à des conditions de vie fortement dégradées mettant en danger leur santé. En effet, la mesure de confinement a signifié un arrêt brutal de leur activité entraînant de fait une baisse drastique de leurs revenus. 

Les dispositifs de compensation d’urgence ou de droit commun (maintien des prestations sociales, prolongation des titres de séjour, versement d’une aide exceptionnelle de la CAF, prolongation de la trêve hivernale et ouverture de places d’hébergement) ou les réponses plus spécifiquement destinées aux personnes exerçant le travail du sexe (protocole départemental de mise à l’abri des victimes, remise en route des commissions départementales pour l’examen de parcours de sortie de prostitution et information à destination des travailleuses du sexe) ne permettent actuellement pas de limiter ces dommages car la plupart ne peut y accéder, ne répondant pas aux critères exigés. 

Cela les condamne, pour les plus précaires, à un basculement dans la grande pauvreté. Un grand nombre d’entre elles et eux ne parviennent ainsi aujourd’hui plus à subvenir à leurs besoins primaires : se nourrir, se loger, se laver, se soigner. Pour leur venir en aide, des associations communautaires et/ou de santé communautaire se sont adaptées pour poursuivre des actions de terrain (maraudes, etc.) et maintenir un accueil physique, qu’elles couplent maintenant à des distributions alimentaires et de produits de première nécessité. Ces actions sont souvent réalisées sur leurs fonds propres, ou grâce à la générosité citoyenne, notamment par le biais de cagnottes solidaires. 

Cette grande précarité risque de contraindre certain.e.s travailleu.r.se.s du sexe à reprendre leur activité dans une clandestinité renforcée. Ce risque nous inquiète tout particulièrement, nous associations de santé, puisque qu’il conduira à une plus grande exposition des travailleur.se.s du sexe au SARS-CoV- 2, mais également au VIH et aux autres IST. 

Si le travail du sexe n’est pas en soi un facteur de risque d’infection au VIH, ni d’exposition aux violences, les conditions d’exercice et les vulnérabilités actuelles des travailleur.se.s du sexe en France le sont. Celles et ceux qui n’ont d’autres choix que de reprendre une activité pour survivre risquent de le faire dans un contexte de vulnérabilités accrues, où elles et ils ne seront que peu en capacité de négocier leurs conditions d’activité. Le droit à la sécurité et le droit à la santé des travailleur.se.s du sexe sont aujourd’hui profondément remis en cause. Il y a nécessité à agir pour éviter le pire. 

Associations de santé et de la lutte contre le VIH-sida, notre approche se veut pragmatique. 35 années de lutte contre le VIH-sida nous ont notamment appris qu’une épidémie ne peut se gagner sans mettre au centre de l’action publique la protection des droits. Nous avons appris qu’il était indispensable de donner aux personnes les moyens de prendre en charge leur propre santé (prévention, dépistage, accès aux soins et aux droits), à la fois à un niveau individuel et à un niveau collectif. Nous avons appris qu’une approche de réduction des risques partant des besoins des personnes, de leurs conditions de vie, de leurs capacités était bien plus efficiente qu’une approche répressive qui n’aboutit qu’à un renforcement des stigmatisations, des discriminations, des violences, et in-fine à la prolongation des épidémies. 

Nous sommes unanimes sur la nécessité pour le gouvernement de prendre sans délai des mesures interministérielles qui protègent les travailleur.se.s du sexe les plus fragiles : 

⇨ mise à l’abri ou maintien dans le logement, 

⇨ accès à un soutien financier spécifique pour compenser l’inéligibilité aux aides sociales et 

mécanismes exceptionnels mis en place. 

Demandée par les associations qui fournissent actuellement un appui matériel sur le terrain et accompagnent les personnes les plus éloignées du droit commun, nous appuyons la création rapide d’un fonds qui permettrait d’octroyer aux travailleur.se.s du sexe les plus fragiles une aide d’urgence quel que soit leur statut au regard de l’administration. 

Cette aide financière doit s’inscrire au-delà du confinement, tant que la crise sanitaire et les règles induites persistent. 

Nous comptons sur votre gouvernement pour s’assurer que personne ne soit laissé de côté dans cette crise sanitaire et sommes prêts à participer à la mise en œuvre de ce fonds. 

Nous nous tenons à votre disposition et vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre sincère considération. 

Aurélien Beaucamp Président Aides 

Christine Rouzioux Présidente Arcat 

Philippe de Botton Président Médecins du Monde 

Sarah Durocher Co-Présidente Planning familial 

Florence Thune Directrice Sidaction 

Copies à : Monsieur Olivier Véran, Ministre des solidarités et de la santé. Monsieur Julien Denormandie, Ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des 

Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ville et du Logement 

Lettre ouverte à Françoise Barré-Sinoussi et Jean-François Delfraissy

Lettre ouverte à Françoise Barré-Sinoussi et Jean-François Delfraissy :7 AVR. 2020: ÉDITION : LES INVITÉS DE MEDIAPART

Beaucoup de celles et ceux qui sont aujourd’hui aux avant-postes de la mobilisation nationale contre le Covid-19 ont été des artisans de la lutte contre le sida. Dans les années 1980, jeunes internes ou jeunes chercheurs, ils et elles s’acharnaient contre le VIH, dans leurs services hospitaliers ou leurs laboratoires. C’est à eux que nous nous adressons aujourd’hui pour les enjoindre de fonder leurs positions sur les acquis de la démocratie sanitaire issue de nos années de lutte partagée.

Beaucoup de celles et ceux qui sont aujourd’hui aux avant-postes de la mobilisation nationale contre le Covid-19 ont été des artisans de la lutte contre le sida. Dans les années 1980, jeunes internes ou jeunes chercheurs, ils et elles s’acharnaient contre le VIH, dans leurs services hospitaliers ou leurs laboratoires. C’est à eux que nous nous adressons aujourd’hui pour les enjoindre de fonder leurs positions sur les acquis de la démocratie sanitaire issue de nos années de lutte partagée.

Chère Françoise Barré-Sinoussi [1], cher Jean-François Delfraissy [2],

lire la suite : https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/070420/lettre-ouverte-francoise-barre-sinoussi-et-jean-francois-delfraissy?fbclid=IwAR30ixttVMW26RvH6NG3YbCEEyYzlvmsyYEQPxxmHMA-u2qGmmyZN87L1uk

Signataires : François Berdougo, ancien vice-président d’Act Up-Paris
Théau Brigand, doctorant, membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme
Anne Coppel, ancienne présidente de l’Association française de réduction des risques
Mathieu Duplay, ancien vice-président d’Act Up-Paris
Gwen Fauchois, ancienne vice-présidente d’Act Up-Paris
France Lert, épidémiologiste, présidente de Vers Paris sans sida
Pauline Londeix, co-fondatrice de l’Observatoire pour la transparence sur les politiques du médicament
Philippe Mangeot, ancien président d’Act Up-Paris
Christophe Martet, ancien président d’Act Up-Paris
Jérôme Martin, co-fondateur de l’Observatoire pour la transparence sur les politiques du médicament
Eve Plenel, directrice de Vers Paris sans sida
Giovanna Rincon, directrice d’Acceptess-T, co-porte-parole de la Fédération trans & intersexes.

 

 

l’ONU s’inquiète d’une pénurie « désastreuse » de préservatifs

Les restrictions prises dans de nombreux pays perturbent la fabrication et la livraison des préservatifs, laissant craindre une hausse des grossesses non désirées et des infections sexuellement transmissibles.

Des craintes pour les populations les plus pauvres

Le principal problème est de pouvoir livrer les préservatifs aux communautés les plus pauvres et les plus vulnérables, les plus à risque si les stocks sont épuisés. « Une pénurie de préservatifs, ou de n’importe quel contraceptif, pourrait déboucher sur une hausse des grossesses non désirées, avec des conséquences désastreuses pour la santé et le bien-être d’adolescentes, de femmes et de leurs partenaires et familles », a souligné le porte-parole. L’UNFPA craint aussi une hausse des avortements risqués et un bond des maladies sexuellement transmissibles, notamment du VIH.

Source:

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-l-onu-sinquiete-d-une-penurie-desastreuse-de-preservatifs_3905655.html

Des ressources en accès libre, à découvrir

Durant le confinement, la MJC de Rodez vous propose une liste de ressources en accès libre, pour tous les âges avec des séances de sport, dispensées par les animateurs des clubs de la MJC de Rodez.

https://mjcrodez.fr/clubs/association/323-des-ressources-en-acc%C3%A8s-libre-pendant-le-confinement.html

autre document participatif  contenant de nombreuses ressources allant de l’information sur le COVID et sa prise en charge, aux initiatives solidaires, en passant par les ressources pour les enfants et pour nous, films, livres en accès libre etc.

https://mensuel.framapad.org/p/covid_acentrale