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Vaccin contre le VIH, la piste des muqueuses

Interview avec Morgane Bomsel, Directrice de recherche au CNRS, Institut Cochin, Paris.

« Comme il s’agit d’une transmission sexuelle passant par les muqueuses, il paraît censé de stopper le virus à ce niveau avant qu’il gagne le sang, où le contrôler est difficile. C’est possible :

1. Il existe un système immunitaire spécifique aux muqueuses qui fait intervenir des immunoglobulines A (IgA) produites localement par des lymphocytes B.

2. Dans une population de femmes non infectées ayant des rapports non protégés, une étude des années 1990 a observé qu’environ 1 % des participantes restaient séronégatives.

Toutes avaient dans leurs sécrétions génitales un taux élevé d’IgA capables d’inhiber l’infection des cellules in vitro en ciblant spécifiquement Gp41 (une autre protéine de surface du virus). Cette dernière est la plus stable des protéines d’enveloppe, ne variant que très peu d’une souche de VIH à l’autre et donc plus susceptible que GP120 d’induire une protection ample. Notre vaccin, armé d’un vecteur original très puissant, s’administre par voies intramusculaire et nasale combinées et mime la protection observée chez les femmes résistantes. »

https://www.parismatch.com/Actu/Sante/Vaccin-contre-le-VIH-la-piste-des-muqueuses-1704618

Un site d’e-sante contre la peur du VIH et autres IST

« Avec le lancement d’un site internet communautaire d’e-santé : Spot Longchamp, l’association de lutte contre le sida Aides écrit une nouvelle page de son histoire. Cet outil novateur vise à palier un vide numérique dans le domaine de la santé sexuelle. Et le site dispose d’un argument choc pour lutter contre les maladies sexuellement transmissibles : une plateforme dont le principe est encore peu utilisé en France et qui permet d’informer ses partenaires sexuelles en cas d’IST positive par l’envoi d’un SMS anonyme. « Prévenir les personnes possiblement contaminées encourage les dépistages et les traitements précoces ce qui agit sur les dynamiques des épidémies », explique Sarah, qui travaille pour Aides depuis 2015.

La plateforme se veut également pédagogique. Les internautes ont accès à des conseils adaptés à leurs pratiques sexuelles et à leur consommation de drogues. Une hotline offre la possibilité d’échanger en toute confidentialité avec un accompagnateur ou une accompagnatrice communautaire en direct et à des horaires adaptés. Enfin, un espace personnel permet de programmer des rappels pour des bilans de dépistages, de vaccination ou encore de réunions de groupe.

Aides demeure l’un des fers de lance de la lutte et de la prévention contre le sida depuis 1984. À partir de 2016, l’association française s’essaye à un nouveau mode d’action : les Spots, des centres de santé sexuelle communautaires. Le Spot Marseille Longchamp qui est à l’origine du site internet et le Spot Beaumarchais à Paris, tous deux ouverts depuis plus de quatre ans, ont été des précurseurs dans le domaine. Depuis, l’association continue de s’étendre avec en Spot né à Nice en 2018 et un autre qui devrait voir le jour d’ici peu à Montpellier.

Site : https ://longchamp.lespot.org

https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/6128641/un-site-de-sante-contre-la-peur-du-vih-et-autres-ist.html

HIV et COVID 19: 1 moment, 2 épidémies, 3 opportunités

Un nouveau rapport d’ONUSIDA examine comment l’expérience de la lutte contre le VIH peut aider à informer et orienter les réponses efficaces, efficaces, centrées sur les personnes et durables au COVID-19

https://www.unaids.org/en/resources/presscentre/pressreleaseandstatementarchive/2020/september/20200909_covid_hiv?fbclid=IwAR1U50kR85y62QJER-eHR2mVoLwoZ6WZg_IlgGlljtWUmRzuAep55_z_mp0

 

vih: les femmes résistent mieux que les hommes

« Une équipe de chercheurs français, dirigée par Jean-Charles Guéry, qui travaille au Centre de physiopathologie de l’université de Toulouse III-Paul Sabatier, avec l’Inserm et le CNRS, a mis en évidence cette différence de réponse face au VIH en fonction du sexe. Ils ont observé un mécanisme génétique responsable d’un biais de sexe dans la réponse immunitaire innée et le contrôle de la charge virale aux premiers mois de l’infection par le VIH. Ils ont publié les résultats dans la revue JCI Insight le 18 juin dernier.

Pour comprendre les différences de charges virales observées dans les premières phases de l’infection par le VIH, les chercheurs se sont intéressés à des cellules centrales dans la réponse immunitaire innée en cas d’infection virale : les cellules dendritiques plasmacytoïdes (pDC, pour plasmacytoid dendritic cells). (…)

Ces phénomènes entraînent une infection au VIH moins sévère chez les femmes. Cela ne les empêche pas d’être infectées, mais elles présentent moins de symptômes. “Quand la charge virale est moins importante, l’évolution vers un stade sida est aussi moins forte”, conclut le chercheur. »

source:

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/33035-VIH-femmes-resistent-mieux-les-hommes

 

un médicament habituellement utilisé contre la sclérose en plaques pourrait bloquer la propagation du VIH dans le corps humain

« Une étude américaine parue dans le journal Plos Pathogens indique qu’un médicament habituellement utilisé contre la sclérose en plaques pourrait bloquer la propagation du VIH dans le corps humain. (…) Le fingolimod (nom commercial Gilenya) est un immunosuppresseur sélectif. (…)
Récemment, des chercheurs américains ont découvert que la molécule pouvait avoir un effet favorable pour lutter contre le VIH. Ce dernier prospère dans le corps humain via certains récepteurs, baptisés Sphingosine-1-phosphate (S1P). Or, le fingolimod se base sur ces récepteurs et aurait pour particularité de bloquer la pénétration du virus dans les cellules immunitaires (de type TCD4+).
Le cycle de vie du VIH se voit perturbé par l’action du médicament : le virus se réplique moins facilement de cette manière. Et le traitement empêche que se forment des « réservoirs latents » de VIH dans les cellules TCD4. »

source:

https://www.topsante.com/medecine/maladies-infectieuses/vih-sida/vih-medicament-sclerose-en-plaques-638157

Une forme d’immunothérapie, prometteuse pour traiter efficacement le VIH et le cancer

« Dans le cadre de ces travaux présentés dans la revue Nature Medicine, des chercheurs du Massachusetts General Hospital ont modifié une méthode d’immunothérapie contre le cancer afin d’éliminer spécifiquement les réservoirs du VIH. S’appuyant sur l’utilisation des lymphocytes T à récepteur d’antigène chimérique (CAR), celle-ci consiste à prélever des cellules immunitaires chez un patient, à les modifier pour qu’elles s’attaquent à un certain type de cellules, puis à les réinjecter dans l’organisme pour traquer et combattre la maladie.

Pour cette nouvelle étude, l’équipe a conçu un nouveau type de cellule T ciblant spécifiquement le VIH. »

source:

https://dailygeekshow.com/immunotherapie-traitement-vih/

VIH : un traitement injectable pourrait empêcher l’infection

Ce médicament bloque l’entrée du virus dans les cellules du corps humain.

Ce traitement pourrait révolutionner la prévention et la prise en charge du VIH. Des chercheurs de l’université de l’Utah (États-Unis) ont mis au point un médicament permettant de prévenir et de soigner les personnes atteintes par le virus du sida. Dans Proceedings of the National Academy of Sciences, ils expliquent leur découverte. « C’est une nouvelle option thérapeutique excitante contre le sida, à la fois pour prévenir et traiter, avec un mécanisme d’action unique, en comparaison aux autres médicaments », s’enthousiasme Michael S. Kay, auteur principal de l’étude.

Aujourd’hui, de nombreuses personnes séropositives sont soignées grâce aux traitements appelés cART. Il s’agit d’une multi-thérapie composée de plusieurs médicaments. « Cela a largement amélioré la survie et la qualité de vie des patients, soulignent les chercheurs, mais c’est aussi un traitement coûteux, avec de sérieux effets secondaires et cela oblige les patients à prendre des pilules tous les jours. » Michael S. Kay précise également que le VIH mute régulièrement et peut devenir résistant aux traitements, d’où la nécessité de les renouveler souvent.

source:https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/33554-VIH-traitement-injectable-pourrait-empecher-l-infection?fbclid=IwAR2h_iiOtHsjHq-wnCz3CAHisFu4RYwDvqNm1R2qfthssvhPXMJm42Q7wq8

Anneau vaginal à la dapivirine

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a émis vendredi 24 juillet un avis positif, pour les pays hors UE, sur un anneau vaginal imprégné de dapivirine, un antirétroviral, utilisé pour réduire le risque d’infection par le VIH, pour les femmes exposées à un risque élevé de contracter le virus. L’anneau qui se place dans le vagin et doit être changé tous les mois, libère progressivement la molécule (dapivirine). Cet avis concerne donc les pays hors UE les plus durement touchés par le virus, notamment en Afrique subsaharienne, où « les femmes sont particulièrement vulnérables à l’exposition au VIH »

source:https://seronet.info/breve/anneau-vaginal-la-dapivirine-88395?fbclid=IwAR1dyDU-aOmvcyrApoX98inKFd79Yx9_WSrkfgcRmcFaxYh-8rdevjMSZrk

VIH : une souche résistante à tous les antirétroviraux

Une découverte qui pourrait donner des sueurs froides. Une telle souche serait l’anéantissement pour beaucoup de chercheurs.

Nous devons cette étude à un groupe de chercheur français du Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse, qui a publié les résultats sur le journal The Lancet. Dans les résultats, les chercheurs ont découvert une cellule souche du VIH qui serait résistante aux antirétroviraux. Selon les dires du groupe, cet événement est un coup dur pour le monde de la médecine, c’est une découverte majeure. Cette souche était encore que le fruit de l’imagination néanmoins, celle-ci est réelle et doit faire l’objet d’études beaucoup plus approfondies.

Deux cas en France et de la même région

C’est un homme de 23 ans qui se révèle être le premier porteur de cette souche du VIH. Celui-ci l’aurait attrapé après plusieurs rapports sexuels avec différents hommes. En rétrospective, cet homme a attrapé le VIH en septembre 2019 et à tout de suite été dépisté suite une première infection due au virus. Un second cas a été détecté, c’est un patient âgé d’une cinquantaine d’années qui aurait également été contaminé par cette souche du VIH. Ces deux patients habitent la même région.

source:https://www.actusante.net/actu/vih-une-souche-resistante-a-tous-les-antiretroviraux-10670?fbclid=IwAR3Gdr1-iLrt1YachrCnAWw0VbNQ6fwFEAMlcHcyNLF9aodAVn9RjydieSM

Un traitement expérimental pourrait avoir éliminé le VIH chez l’homme

Un Brésilien infecté par le virus du sida n’a montré aucun signe depuis plus d’un an depuis qu’il a arrêté les médicaments contre le VIH après une intense thérapie médicamenteuse expérimentale visant à purger le virus caché et dormant de son corps, ont rapporté mardi les médecins.
«Ce sont des résultats passionnants mais très préliminaires», a déclaré la Dre Monica Gandhi, spécialiste du sida à l’Université de Californie. « C’est arrivé à une personne, et à une seule personne », et cela n’a pas réussi à quatre autres ayant reçu le même traitement, a-t-elle dit.

Un autre spécialiste de l’UCSF, le Dr Steven Deeks, a déclaré: «Ce n’est pas un remède», juste un cas intéressant qui mérite une étude plus approfondie.

Si le cas du Brésilien est confirmé, ce serait la première fois que le VIH est éliminé chez un adulte sans greffe de moelle osseuse ou de cellules souches. Des experts indépendants veulent voir si sa rémission dure et que la combinaison de médicaments intense qu’il a reçue doit subir plus de tests.

Les greffes sont la façon dont deux autres hommes, surnommés les patients de Berlin et de Londres pour leur lieu de traitement, ont été guéris auparavant

Il est difficile d’éliminer le VIH car il établit un «réservoir» précoce de cellules sanguines où il est dormant et ne peut pas être attaqué par des médicaments ou le système immunitaire. Les infections peuvent être contrôlées avec des médicaments, mais dès que les patients arrêtent de les prendre, le virus dormant active et renouvelle la maladie.

source:https://www.nbcnews.com/health/health-news/experimental-treatment-may-have-eliminated-man-s-hiv-doctors-say-n1233062