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Le Sidaction 2020 est annulé, pas la solidarité

Très chers donateurs, très chères donatrices de Sidaction,

Nous espérons que vous et vos proches vous portez bien malgré le contexte difficile que nous connaissons ces jours ci.

Ce jeudi 2 avril, nous aurions dû nous retrouver pour le lancement du Sidaction 2020.
Mais vous le savez sans doute, Line Renaud, Vice présidente de l’association, le professeur Françoise Barré-Sinoussi, lauréate 2008 du prix Nobel de Physiologie ou Médecine, et présidente de l’association et le conseil d’administration ont décidé d’annuler solidairement notre grand rendez-vous annuel..

« …C’est un contexte dramatique auquel nous devons faire face. Nous devons plus que jamais être unis et solidaires… »

Line Renaud

C’est pourquoi, en dépit de l’annulation de notre grand événement annuel, Sidaction reste bel et bien mobilisée.

Tout le réseau associatif et de recherche de la lutte contre le sida soutenu par Sidaction est solidaire pour faire face à la crise actuelle et adapte ses actions.

En effet, de trop nombreuses personnes vivant avec le VIH sont confrontées à la précarité et leur situation peut devenir critique en cette période difficile.

Soutenues grâce à vos dons, les associations tentent de continuer d’apporter leur aide cruciale aux plus précaires et se battent sur tous les fronts en re-déployant leurs activités et répondent au mieux aux besoins des plus démunis : 

A Paris, des paniers alimentaires sont distribués par les associations Aurore et Basiliade. A Lyon, l’ALS (Association de Lutte contre le Sida) constitue des stocks de repas pour les personnes vivant avec le VIH sans ressources

Un peu partout, des permanences téléphoniques sont mises en place pour soutenir et accompagner tous ceux qui en ont besoin.

A Gonesse, les locaux de la Fondation Léonie Chaptal au sein de l’hôpital restent ouverts pour aider les usagers les plus démunis.

Toutes les équipes diffusent des messages de prévention sur le Covid19 et s’assurent que les personnes vivant avec le VIH les plus isolées n’interrompent pas leur traitement ARV malgré le confinement.

Ces structures déploient toute leur énergie pour s’adapter à cette période si dramatique. Elles comptent sur vous et votre fidélité à Sidaction.

Vous pouvez les aider à continuer leurs missions en faisant un don.

Ensemble, nous avons tant accompli.
Ensemble, nous sortirons de cette crise.

Solidairement,
L’équipe Sidaction.

Pour toute question à notre service donateurs, vous pouvez adresser votre demande par mail à l’adresse donateurs@sidaction.org. Suite aux mesures prises pour faire face à l’épidémie de coronavirus, nous ne sommes malheureusement plus en mesure de répondre à vos appels. Nous vous remercions de votre compréhension.

Sidaction

228, rue du Faubourg
Saint-Martin
75010 Paris

www.sidaction.org

Tuberculose/VIH/COVID19

Alors que le monde s’inquiète, à juste titre, de l’évolution de la pandémie de COVID-19, la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose,  vient rappeler que d’autres maladies infectieuses potentiellement mortelles et extrêmement contagieuses, telles que la tuberculose, persistent. Parce que ces épidémies sont politiques, elles frappent d’abord les populations fragilisées par leurs conditions de vie précaires. 

La tuberculose, un défi majeur pour la sécurité sanitaire mondiale:  Chaque année, on estime qu’environ 10 millions de personnes dans le monde contractent une forme active de la tuberculose (OMS, 2019). Parmi elles, 3 millions de personnes « manquent à l’appel » des systèmes de santé publique. Cela signifie qu’elles ne sont ni diagnostiquées, ni prises en charge, ni déclarées. En parallèle, des formes résistantes et multirésistantes de la tuberculose continuent de se développer, faute de suivi et traitement adaptés aux besoins des patients-es. Un vrai défi pour la sécurité sanitaire mondiale : en 2018, on comptait un demi-million de nouveaux cas de tuberculose résistante aux antibiotiques. En outre, la tuberculose reste une menace bien réelle pour beaucoup de personnes vivant avec le VIH. 13% des décès liés au sida sont dûs à la tuberculose.

A l’instar du VIH, la tuberculose frappe certaines populations de manière disproportionnée. En effet, l’infection se transmet par voie aérienne. L’insalubrité des lieux de vie et la promiscuité sont donc des facteurs majeurs de propagation de l’épidémie. C’est le cas notamment dans les lieux de détention, les lieux d’accueil des personnes réfugiées ou migrantes et les lieux de vie des personnes sans domicile fixe et usagères de drogues. Ainsi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que l’incidence de la tuberculose dans les prisons serait jusqu’à 100 fois plus élevée que dans la population générale.

En Roumanie, “TT”, décédé d’une tuberculose multirésistante et victime d’un système qui fragilise les plus vulnérables

Sur le continent européen, 18 pays représentent 99% des cas de tuberculose multirésistante. Avec 13 000 citoyens-nes atteints-es de tuberculose, la Roumanie est l’un de ces pays en première ligne dans la lutte contre l’épidémie. En 2017, plus de 1000 personnes y sont décédées des suites de la tuberculose. “TT” [pseudonyme, NdlR] était l’une d’entre elles.

Monica Dan, psychologue au sein de ARAS, membre roumain de Coalition PLUS, raconte la grande précarité dans laquelle cet homme, usager de drogues et sans domicile fixe depuis ses 13 ans, se trouvait à l’époque : “A l’époque où il nous a approchés, il ne touchait plus les indemnités et aides auxquelles il avait pourtant droit. Malheureusement, il n’avait pas les papiers d’identité nécessaires pour avoir accès à ces aides et à la sécurité sociale.

Atteint d’une tuberculose active, diagnostiquée au cours de son incarcération, “TT” présentait également une co-infection au VIH et à l’hépatite C. Cependant, n’ayant pas de résidence fixe, il lui était impossible d’obtenir les papiers d’identité nécessaires à sa prise en charge par le système de santé public. En effet, en Roumanie, les hôpitaux ne peuvent pas se faire rembourser leurs dépenses lorsque le ou la patient-e n’a pas de sécurité sociale.

“Faute de prise en charge adéquate, TT a développé une tuberculose multirésistante qui a fini par le tuer”, dénonce Monica Dan. “À mon sens, il a été victime d’un engrenage qui agit contre tous les citoyens, surtout les plus vulnérables. En apprenant son décès, je me suis vraiment sentie impuissante face à ce système. ”

A Bucarest, un projet pilote pour favoriser la prise en charge de la tuberculose en-dehors de l’hôpital

Pour répondre aux défis posés par la prise en charge des patients-es au sein du système hospitalier roumain, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme finance un projet pilote de prise en charge ambulatoire de la tuberculose. Lancée en janvier 2020, cette initiative, pilotée par le ministère de la santé roumain, concerne environ 200 patients-es. Tous-tes seront traités-es dans des dispensaires de Bucarest, ce qui évitera de devoir les isoler et les hospitaliser – sauf en cas de complications cliniques.

En outre, ce projet permet un diagnostic rapide des personnes atteintes de tuberculose, ce qui limite les risques de transmission. En fonction des résultats, ce projet pilote pourrait être étendu au niveau national.

Tuberculose et COVID-19 : des ripostes complémentaires

Comme la tuberculose, la maladie à coronavirus COVID-19 est une infection pulmonaire potentiellement mortelle et extrêmement contagieuse. Elle cause chez les patients-es qui en sont atteints-es des symptômes semblables : toux, fièvre et difficultés respiratoires. Par ailleurs, de par son mode de transmission similaire, le COVID-19 est susceptible de toucher les mêmes groupes vulnérables que la tuberculose. Ainsi, la lutte contre la tuberculose fournit des leçons utiles pour répondre à la pandémie en cours de COVID-19. En réalité, les deux ripostes sont complémentaires et nécessitent toutes deux de combattre la stigmatisation et l’exclusion. Afin de mettre en lumière ces synergies et d’appuyer les Etats dans leur réponse au COVID-19, l’OMS a élaboré une note d’information, disponible en anglais sur son site.

COVID 19 et VIH :

INFORMATIONS CONCERNANT LE COVID 19 POUR LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH
Dernières mises à jour :  Mardi 31 mars

 Pour des informations sur le COVID-19, téléphonez au 0 800 130 000, numéro vert du Service Public, ouvert 24h/24h, 7 jours sur 7.
Attention : la plateforme n’est pas habilitée à dispenser des conseils médicaux,

Si vous présentez des premiers signes d’infections respiratoires (fièvre ou sensation de fièvre, toux) restez chez vous et appelez votre médecin.

Plaquenil (hydroxychloroquine) et Kaletra : les traitements testés pour soigner les patients COVID-19 ne doivent être utilisés qu’à l’hôpital.
En aucun cas, ces médicaments ne doivent être utilisés ni en automédication, ni sur prescription d’un médecin de ville, ni en auto-prescription d’un médecin pour lui-même, pour le traitement du COVID-19.
A ce jour, aucun médicament n’a apporté la preuve formelle de son éfficacité dans le traitement ou la prévention de la maladie COVID-19.Toutes les informations à ce sujet sur le site de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurié du Médicament et des produits de santé).

Vous trouverez sur le site de Sida Info Service un ensemble de questions/réponses concernant le COVID-19 et les personnes vivant avec le VIH :
VIH et Covid-19
Risque sexuel et Covid 19
Dépistage, AES et TPE
PrEP et confinement
Gestion des traitements, continuité des soins, validité des prescriptions, arrêts de travail, etc… : https://www.sida-info-service.org

Le numéro de Sida Info Service reste ouvert 24/24h : 0 800 480 800

Un arrêté publié au « Journal officiel » (article 6 de l’arrêté du 14 marsautorise les pharmaciens à renouveler les traitements des patients chroniques après expiration de l’ordonnance sans passer par la case « médecin ». Cette autorisation est accordée à titre exceptionnel, lorsque la durée de validité d’une ordonnance renouvelable est expirée et afin d’éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient jusqu’au 31 mai 2020.

Pour en savoir plus, cliquez ICI

Dans ce contexte, le fait de multiplier les partenaires est un risque majeur de contamination. Arrêter les soirées chemsex ou tout autre sex-party, c’est se protéger et protéger les autres.

Vous trouverez par ailleurs ci-dessous les modalités d’ouverture et les informations actuelles des MIT, CeGIDD, associations, centre sociaux d’Occitanie qui ont pu nous répondre.

http://www1.chu-montpellier.fr/fr/corevih/le-corevih-occitanie/?fbclid=IwAR3VjRszXxtMtJXPV9oIzBW6b2aHJXBHPBv4B04JUI9KPc-xrbfR5SjarT8

Perspective d’un traitement injectable bimestriel contre le VIH

source : https://www.actions-traitements.org/11498-2/

  • La bithérapie cabotégravir (CAB) – rilpivirine (RPV) à longue durée d’action administrée en intramusculaire (IM) toutes les 8 semaines permet d’atteindre une charge virale indétectable, selon les données de l’étude ATLAS-2M présentées à la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI – 2020) menée par vidéoconférence la semaine dernière.

Pourquoi est-ce important ?

  • La mise à disposition d’un traitement à action prolongée offre des perspectives intéressantes pour améliorer l’adhésion au traitement des personnes VIH, mais les données relatives aux échecs virologiques et à la survenue de résistance nécessitent des investigations.

Cette étude d’extension de l’essai clinique de phase 3b ATLAS-2M a été menée en ouvert durant 48 semaines aux cours desquelles un traitement par CAB 600 mg et RPV 900 mg toutes les 8 semaines a été comparé à celui d’un traitement toutes les 4 semaines (mêmes posologies) chez des adultes VIH infectés par le VIH déjà traités.Résultats clés

  • Au total, l’étude a rassemblé 1.045 participants (391 de l’étude initiale sous régime toutes les 4 semaines, et 654 toutes les 8 semaines, dont 73% d’hommes, 29% de sujets non caucasiens).
  • À 48 semaines, 94,3% et 93,0% des participants respectivement randomisés dans les groupes 8 semaines et 4 semaines ont présenté une suppression virologique été viralement supprimés, un résultat confirmant statistiquement la non-infériorité du régime 8 semaines (différence ajustée 0,8% [0,6 à 2,2]).
  • Un échec virologique était rapporté chez respectivement chez 6 et 2 patients des groupes 8 semaines et 4 semaines. Les 6 patients ayant présenté un échec virologique avaient des marqueurs de résistance à la RPV, et 5 à une résistance à l’inhibiteur de l’intégrase. Dans le groupe 8 semaines, 1 participant présentait une mutation associée à l’intégrase contre aucune dans le groupe 4 semaines.
  • L’étude a été financée par ViiV Healthcare.
  • Des analyses prenant en compte les facteurs de confusion (sexe, indice de masse corporelle notamment) sont nécessaires, et l’analyse des mutations de résistance initiales est manquante.

Le principe des injections à action prolongée est «clairement une option alternative très intéressante » pour les personnes qui sont bien contrôlés avec leur traitement actuel, a déclaré Laura Waters, présidente de la British HIV Association dans une interview accordée à Medscape. “Mais, il est trop tôt, à la fois en termes d’analyse des données et en termes de durée de suivi des participants pour transposer ces résultats en pratique clinique“, a-t-elle ajouté.

Overton ET, et al. Cabotegravir+rilpivirine every 2 months is noninferior to monthly: ATLAS-2M study. Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections (CROI) 2020: Abstract OA-34. Presented March 9, 2020.

TRAITEMENT CONTRE LE COVID-19

TRAITEMENT CONTRE LE COVID-19 : LA LUTTE CONTRE LE SIDA MONTRE QUE L’ÉTHIQUE ET LA RIGUEUR SCIENTIFIQUE SONT LES MEILLEURES ALLIÉES CONTRE LES PANDÉMIES

Source:

https://www.actions-traitements.org/traitement-contre-covid-19-lutte-contre-sida-montre-lethique-rigueur-scientifique-meilleures-alliees-contre-pandemies/?fbclid=IwAR3tTEqznjyybGVcL8YVIHlJHaSjve75axxAag4RmgK404ltEigxpAgsKyQ

L’emballement médiatique pour une stratégie thérapeutique a existé dans l’histoire du sida. Parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. AIDES appelle à la plus grande prudence face à des potentielles pistes de traitement invalidés par les chercheurs-euses.

Le génie seul contre tous n’existe pas, pas plus que le complot de tous contre un seul. Ce qui est efficace c’est la démarche collective et la discussion argumentée. Parmi les enseignements à retirer de l’épidémie de sida, il y a la place des malades dans la définition des stratégies de recherche à mettre en œuvre et des stratégies thérapeutiques à recommander.

À chaque fois, la leçon à en retirer est que le travail collaboratif, entre les citoyens-nes concernés-es et les associations expertes, les soignants-es, les chercheurs-ses, ont permis de s’assurer que ce qui pouvait être une intuition de clinicien-ne s’est révélé être une stratégie essentielle pour les personnes. Faire autrement c’est perdre un temps précieux, comme d’utiliser les médias en lieu et place de la validation des autres chercheurs-euse.

Il y a eu l’exemple de la Cyclosporine en 1985 ou la pression de soignants-es et chercheurs-ses sur les décideurs-euses politique a conduit à un emballement médiatique aussi vite retombé, car sans suite sinon le décès des malades traités.

L’application de stratégies efficaces est parfois retardée de plusieurs années quand les premiers essais qui veulent vérifier les hypothèses ne sont pas montés de manière rigoureuse. Cela est vrai pour la Prep, aujourd’hui à l’efficacité prouvée et validée par la recherche en 2014. Au début des années 2000, les premiers essais élaborés étaient éthiquement inacceptables et méthodologiquement bancals. En 2004 les premiers essais ont dû être interrompus. Des années ont été perdues.

En 2012, l’intuition de l’allègement des thérapies antirétrovirales a nécessité la mise en œuvre d’un protocole rigoureux. Il s’agissait de montrer que l’on pouvait prendre moins de comprimés pour le même bénéfice thérapeutique. Il a fallu reconstruire un projet de recherche après un premier essai, montrant la pertinence et l’efficacité d’alléger le traitement, sans porter préjudice à l’efficacité. L’intuition était juste, la méthode a dû être reprise et consolidée pour le montrer.

Le cas présent avec des informations sur un traitement pour le covid-19 est un cumul de ces situations. Une urgence nationale, encore plus aigüe que pour le sida, conduit à un emballement médiatique. Une stratégie thérapeutique, peut être juste et décisive, conduit à publier des données dont le recueil ne permet de conclure à rien. Il faut donc recommencer.

« L’étude dirigée par Didier Raoult ne respecte ni les bases éthiques ni la rigueur d’un essai clinique. Les imprécisions et les ambiguïtés sur les conditions de son déroulement la rendent inexploitable en l’état. Il nous est aujourd’hui impossible d’interpréter l’effet décrit comme étant attribuable au traitement par chloroquine » a déclaré Dominique Costagliola, directrice adjointe de l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique, Sorbonne Université et administratrice de AIDES.

Il faut donc veiller à ne pas susciter des espoirs trop grands, allant au-delà des conclusions que l’on peut tirer des données.

Il faut aussi tout tenter, et pas une seule option, d’où l’essai européen où le choix de l’hydroxychloroquine est une hypothèse valable à tester parmi d’autres. Les autres voies thérapeutiques ne sont pas à négliger dans cette recherche. Les personnes séropositives au VIH et immunodéprimées sont susceptibles d’être parmi les plus exposées au risque covid-19, comme toutes les autres personnes vivant avec des pathologies chroniques.

 

 

Annulation SIDACTION 2020

L’opération de collecte, d’information et de sensibilisation pour la lutte contre le virus du sida, prévue en avril prochain, n’aura pas lieu en raison de l’épidémie de COVID 19.

Organisé par Sidaction une fois par an avec le concours de 31 partenaires médias et l’engagement de milliers de bénévoles, le week-end du Sidaction permet de financer aussi bien des programmes de recherche que des associations de prévention ou d’aide aux personnes vivant avec le VIH, en France et à l’international.

Seule association de lutte contre le sida en France à financer la recherche, Sidaction espère reporter la plupart des événements prévus pour cette édition 2020 afin de poursuivre ses activités. L’émission 100 ans de comédies musicales : les stars chantent pour le Sidaction, prévue sur France 2 le 2 avril, est reportée à une date ultérieure.

Retrouvez le communiqué de presse en cliquant  https://presse.sidaction.org/communique/202499/Le-Sidaction-2020-solidairement-annule-en-raison-de-crise-sanitaire-liee-au-COVID19

24 mars Journée Mondiale de lutte contre la Tuberculose

 

24 mars Journée Mondiale de lutte contre la Tuberculose :

Environ 10 millions de personnes dans le monde contractent une forme active de la tuberculose (OMS, 2019). Parmi elles, 3 millions de personnes « manquent à l’appel » des systèmes de santé publique. Cela signifie qu’elles ne sont ni diagnostiquées, ni prises en charge, ni déclarées. En parallèle, des formes résistantes et multirésistantes de la tuberculose continuent de se développer, faute de suivi et traitement adaptés aux besoins des patients-es.

 En outre, la tuberculose reste une menace bien réelle pour beaucoup de personnes vivant avec le VIH. 13% des décès liés au sida sont dûs à la tuberculose.

La tuberculose se transmet par voie aérienne  frappe certaines populations de manière disproportionnée. L’insalubrité des lieux de vie et la promiscuité sont donc des facteurs majeurs de propagation de l’épidémie. C’est le cas notamment dans les lieux de détention, les lieux d’accueil des personnes réfugiées ou migrantes et les lieux de vie des personnes sans domicile fixe et usagères de drogues.

Tuberculose et COVID-19 :

Comme la tuberculose, la maladie à coronavirus COVID-19 est une infection pulmonaire potentiellement mortelle et extrêmement contagieuse. Elle cause chez les patients-es qui en sont atteints-es des symptômes semblables : toux, fièvre et difficultés respiratoires.

Par ailleurs, de par son mode de transmission similaire, le COVID-19 est susceptible de toucher les mêmes groupes vulnérables que la tuberculose.

Coronavirus

Le dernier coronavirus qui a été découvert est responsable de la maladie à coronavirus 2019. Elle est appelée Covid-19 , sa souche virale est le Sars-CoV2.

Ce virus identifié en janvier 2020 en Chine a été nommée Covid-19 par l’OMS.  Il s’agit d’ une forme de pneumonie.

Une des difficultés actuelles réside dans le fait qu’il n’est pas possible de différencier la grippe saisonnière du Covid-19 sur la seule base de symptômes. En effet, ils ne sont pas spécifiques. C’est un test diagnostic qui permet de distinguer le Sars-Cov-2 d’une bronchite ou d’une grippe.

Certaines personnes, bien qu’infectées par le Covid-19, ne présentent aucun symptôme et se sentent « bien ». D’ailleurs, la plupart (environ 80 %) des personnes guérissent sans avoir besoin de traitement particulier. Des symptômes graves (dyspnée, soit une gêne respiratoire) se manifestent chez une personne sur six.

Elle semble débuter avec l’apparition des symptômes, voire quelques jours avant pour certaines personnes. Le nombre moyen de personnes qu’une personne vivant avec le virus va infecter est d’environ 2,6 personnes.

Il sera donc difficile à contenir.

La Covid-19 représente un risque fort pour certaines personnes. Le taux de mortalité est d’environ 3 %. C’est bien plus que la grippe (0,3 %), mais moins que d’autres épidémies passées avec d’autres coronavirus (mais il est vrai que ces épidémies ont été courtes et ont touché nettement moins de monde : 8 000 cas pour le SRAS en 2003 occasionnant 800 décès)

La durée de l’incubation (délai entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes) est de l’ordre de sept à quatorze jours. Reste que de plus longues périodes d’incubation ont été observées, jusqu’à 28 jours.

Beaucoup de personnes atteintes ne présentent que des symptômes discrets. C’est particulièrement vrai aux premiers stades de la maladie. Il est donc possible de contracter la Covid-19 au contact d’une personne qui n’a, par exemple, qu’une toux légère, mais qui ne se sent pas malade ».

Le virus est présent dans la salive. Donc, échanger un baiser avec une personne malade représente un risque important.

Les personnes âgées et celles qui ont d’autres problèmes de santé (hypertension artérielle, problèmes cardiovasculaires, diabète, bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO), etc.) ont plus de risques de présenter des symptômes graves en cas d’infection avec le Sars-CoV2.

Comme c’est le cas avec toutes les maladies infectieuses, certaines personnes souffrant de maladies chroniques (VHC, VHB, VIH, etc.) peuvent présenter un risque plus élevé de sévérité de la maladie, surtout en présence d’autres facteurs (usage du tabac, surpoids, diabète, hypertension, etc.) Concernant le VIH, tout dépend de la charge virale et de l’existence ou non de comorbidités

Si votre charge virale actuelle est indétectable et que vos CD4 actuels sont supérieurs à 200/mm3, vous ne faites pas partie des personnes vulnérables. Il a indiqué qu’une personne vivant avec le VIH ayant un « taux de CD4 < 200/mm3 est considérée comme « à risque ». Un petit pourcentage des porteurs du VIH ont une immunodépression soit parce qu’ils ne sont pas traités, soit connaissent un échec thérapeutique, ou viennent de débuter un traitement. Ceux-là doivent être plus vigilants.

Les mesures à suivre pour se protéger et protéger les autres :

Coronavirus: information et recommandations pour les pvvihs

Recommandations de prévention:

https://corevih-sud.org/2020/03/11/coronavirus-covid-19-information-et-recommandations-pour-les-pvvih/?fbclid=IwAR2dqn62LcKQ4FnVpS9s92AeAcYXcSEA9uKJnkOCal_sCjFYemp13f9jIDo

 

50 000 nouveaux cas chez les femmes

Dans le monde entier, plus de femmes vivent avec le VIH que d’hommes. Une étude s’est intéressée à ce qui se passait précisément dans la région Europe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les résultats ont été récemment publiés sur le site d’Eurosurveillance . L’étude a été conduite par la Dre Otilia Mårdh, du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. Elle a examiné les données démographiques, les caractéristiques cliniques et les tendances concernant les femmes diagnostiquées pour le VIH dans cette région de l’OMS. Elle a repéré que dans la moitié des cas, les femmes étaient diagnostiquées tardivement. Les chercheurs-euses ont analysé les diagnostics du VIH entre 2009 et 2018, dans les 53 pays qui composent la région Europe de l’OMS. En 2018, près de 141 552 nouveaux diagnostics du VIH ont été recensés, près de 35 % concernaient des femmes. L’âge médian au diagnostic était de 37 ans : la moitié des femmes avait plus de 37 ans et l’autre moitié, mois de 37 ans. C’est dans la tranche d’âge des 30 à 49 ans que ce sont la plupart des nouveaux diagnostics. En 2018 : près de 50 000 nouveaux diagnostics ont concerné des femmes. Cette même année, 92 % des femmes ayant eu un diagnostic positif ont rapporté avoir été infectées par transmission hétérosexuelle et 7 % par usage de drogues par injection. Sur cette période, les nouveaux diagnostics ont baissé à l’Ouest, particulièrement chez les femmes migrantes. A contrario, les nouveaux diagnostics ont augmenté au centre et à l’Est de l’Europe, notamment du fait de transmissions hétérosexuelles. Ce niveau de diagnostics tardifs inquiète les experts-es. Selon cette étude, 54 % des femmes nouvellement diagnostiquées avaient un taux de CD4 inférieur à 350 CD4/mm3.

https://seronet.info/breve/50-000-nouveaux-cas-chez-les-femmes-86781?fbclid=IwAR1OqF7FlUW1dV9MjeskI5lFVf30djmYscEqUGsMKTjWyEVjLJEBPA_U