Vie avec VIH

Dire le VIH

Aujourd’hui encore, les personnes séropositives font face à des attitudes de rejet, de stigmatisation ou de sérophobie.
Dire ou ne pas dire qu’on vit avec le VIH est un choix personnel qui demande réflexion. Chaque personne choisit son moment, mais il n’y a pas d’obligation à le dire à tout le monde.
Il est toutefois recommandé de le dire aux médecins consultés ou en cas d’hospitalisation. C’est aussi important de pouvoir dire sa séropositivité aux personnes à qui l’on tient et qui peuvent nous soutenir dans cette épreuve.

Nos ateliers santé et multi-activités

Relais VIH propose aux membres de l’association et à toutes les personnes vivant avec le VIH, des séances d’activité physique hebdomadaires. Ainsi nous voulons lutter contre la sédentarité, aider à prendre conscience des bienfaits de l’activité physique, pour améliorer le ‘capital santé’. Avec nos autres activités, la pratique régulière sportive rompt l’isolement et maintient le lien social.

Le comité départemental ‘Sport pour tous’ nous a proposé un programme sur l’année scolaire :

Dans un premier temps, une séance interactive avec les participants a mis en exergue les bienfaits d’une activité physique régulière sur la santé et sensibilisé à la pratique. Ensuite, une batterie de tests a été proposée pour évaluer la condition physique des participants en début et fin de saison. Puis un cycle de séances adaptées au public a été mis en place tous les mercredis de 17h30 à 18h30.

Les ateliers d’activité physique sont animés et encadrés, dans la joie et la bonne humeur, par Caroline qui est éducatrice sportive diplômée et qualifiée.

Nouveau variant du VIH?

Pas de panique. Contrairement à ce que les gros titres peuvent laisser penser. Ce nouveau variant du VIH n’est pas prêt d’anéantir l’humanité.

Des scientifiques ont effectivement identifié un variant du VIH très virulent. Découvert en Europe, il circulerait aux Pays-Bas depuis des décennies.

Les personnes infectées par ce variant ont une charge virale 3,5 à 5 fois supérieure à la charge virale de la plupart des personnes séropositives, présentent un déclin des cellules T deux fois plus rapide, et donc un risque de développer le SIDA plus vite.
Mais ce variant répond très bien aux traitements contre le VIH. Ces traitements permettent rendre la charge virale (le nombre de virus dans le sang) indétectable chez les patients, qui ne peuvent alors plus transmettre le VIH.

Pourtant le dépistage reste crucial, car un diagnostic précoce permet une prise en charge efficace. Étant donné que ce variant provoque un déclin plus rapide des défenses immunitaires, une prise en charge médicale qui permet de prévenir l’arrivée du SIDA et la propagation du virus.

http://www.sida-info-service.org

C’est quoi la trithérapie?

  La trithérapie c’est l’association de trois molécules contre le VIH. Il n’existe pas une seule trithérapie mais différentes trithérapies qui associent différents types de molécules.

Ce n’est pas le nombre de médicaments qui compte mais la puissance du traitement. Actuellement, les traitements qui ont fait la preuve de la puissance antivirale la plus forte (en comparant efficacité, coût, toxicité, effets secondaires et qualité de vie des patients) sont composés d’une association de trois molécules différentes, d’où le nom de «trithérapie».
Certains malades prennent des associations de quatre médicaments (quadrithérapie). On parle aussi de pentathérapie associant 5 médicaments anti-VIH. Certains malades en échappement thérapeutique – c’est-à-dire ne répondant pas aux schémas thérapeutiques classiques (tri-ou quadrithérapie) – prennent jusqu’à 8 ou 9 médicaments différents, cela uniquement dans des situations extrêmes et sous très haute surveillance médicale.
L’avenir des traitements anti-VIH n’est donc pas forcément lié au nombre de médicaments pris mais à la puissance de ceux-ci.

Conférence sur les nouveautés autour du VIH

Mardi 12 octobre, à l’initiative du Collectif Sida Rodez et de l’association Relais VIH, le Dr Guerin, chef du service des maladies infectieuses et tropicales au Centre Hospitalier Jacques Puel de Rodez, a donné une conférence sur les nouveautés dans la recherche et les traitements du VIH.

« J’aimerais dire à toutes celles qui apprennent leur séropositivité qu’elles pourront travailler, avoir des enfants, être amoureuses »

Du haut de ses 28 ans, Andréa Mestre entend bien contribuer à libérer la parole autour du VIH/sida. Pour cela, elle prend la plume et conte, en ligne, son quotidien de femme séropositive et de mère de famille. Un combat pour la joie, loin des préjugés.

https://transversalmag.fr/articles-vih-sida/1562–J-aimerais-dire-a-toutes-celles-qui-apprennent-leur-seropositivite-qu-elles-pourront-travailler,avoir-des-enfants,etre-amoureuses-?fbclid=IwAR17A6YUIeU5P2D8fsbBTf2qd1TjwOCo9pfUSmRICCjbgrQufEay0TDfWTk

1-re Journée POSITIVE contre la sérophobie, le 24 avril

Samedi 24 avril, sera lancée la première Journée contre la sérophobie.

Une journée particulière  ̶  qui devrait pourtant être notre quotidien  ̶  pour dénoncer les discriminations sérophobes, pointer les stigmatisations, dont sont victimes les personnes vivant avec le VIH. Une journée pour montrer que, collectivement nous méritons mieux que de rester bloqués-es dans des a priori, des craintes infondées.

La vie avec le VIH a changé… et cela ne date pas d’hier ! C’est un des paris de la Journée contre la sérophobie que de contribuer à le faire savoir avec un dispositif haut en couleur et en sourires avec le #JournéePositive parce que cela nous fera du bien… à tous-tes !

https://seronet.info/article/un-jour-en-la-haine-en-moins-90285

Les personnes porteuses du VIH peuvent-elles se faire vacciner du Covid sereinement ?

« Qu’elles soient rassurées, il n’y a, pour l’heure, aucune contre-indication à se faire vacciner.
Dans certains pays, les PPVIH seront même prioritaires par rapport à la population générale. Les Allemands porteurs du VIH pourront se faire vacciner après les personnes âgées et le personnel médical et avant la population générale, rapporte Openly. La vaccination leur sera proposée au même moment que les personnes de plus de 60 ans et les personnes qui sont atteint de facteurs de co-morbidité.
« Nous recommandons fortement la vaccination à toute personne qui vit avec le VIH », indique à la Thomson Reuters foundation Michael Brady, directeur médical du Terrence Higgins Trust. Au Royaume-Uni, une personne qui est à « haut risque » (CD4 inférieurs à 50, ou compris entre 50 et 200 avec un facteur de co-morbidité) peut recevoir le traitement préventif en priorité. Ces personnes représentent une (très) faible proportion des personnes porteuses du virus.
En France, les PPVIH ne sont pas particulièrement prioritaires et, sans autre facteurs, elles pourront se faire vacciner au début du printemps, lors de la troisième phase de la vaccination. « Peut-être que les PPVIH pourront se faire vacciner avant les autres Français, mais c’est – pour une raison administrative plus que médicale. Il n’y a pas de raison médicale de vacciner les PPVIH en bonne santé en premier. Les séropos ne sont ni plus ni moins exposés au Covid que le reste de la population », indique à TÊTU Michel Ohayon, fondateur du 190, un centre médical dédié aux problématiques des personnes LGBT+.
« En revanche, certains patients qui ont une longue histoire avec le VIH ont parfois du diabète ou des maladies inflammatoires, facteurs de co-morbidité, en raison des premiers traitements doivent se faire vacciner », ajoute-t-il. De son côté, Aides planche actuellement sur les études scientifiques pour définir ses recommandations.
Matthew Hodson, directeur exécutif du Aidsmap indique que le vaccin Pfizer/BioNTech et celui d’Oxford ont été testé sur des personnes qui vivent avec le VIH.
« Jusqu’à présent, rien n’indique que les personnes qui vivent avec le VIH réagissent différemment au vaccin Covid que les autres », pointe-t-il. « Personnellement, je vis avec le VIH depuis 22 ans et je me ferai vacciner sans hésitation ».
« Bien entendu, dès que cela sera possible, je me ferai vacciner contre la Covid-19. Parce que je sais, chaque jour, depuis 24 ans, ce qu’il en coûte de ne pas avoir eu de vaccin contre le VIH », a écrit sur Twitter Florence Thune, la directrice générale de Sidaction.
« Aucun des vaccins en cours d’utilisation ou en cours d’examen en Europe n’utilise de souche vivante atténuée comme mécanisme de création d’anticorps, ce sont ces cellules qui pourraient potentiellement causer des problèmes aux personnes vivant avec le VIH. Pour les PPVIH, les vaccins Covid offrent les mêmes avantages qu’aux autres : empêcher de développer une forme sévère de la maladie et potentiellement de réduire la transmission du SARS-CoV2″, explique Peter Godfrey, conseiller scientifique d’Unaids. »

https://tetu.com/2020/12/30/les-personnes-porteuses-du-vih-peuvent-elles-se-faire-vacciner-du-covid-sereinement/?fbclid=IwAR1X-MaP86nE7bkhM532dCorSktYB_UY0xDAItU4zIjV8dlv1ilRLMiaVno